Affichage des articles dont le libellé est Projet d'archives de ma Vie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Projet d'archives de ma Vie. Afficher tous les articles

24 février 2015

Aux archives


Mme B. en prince rajah, 31 octobre 2014.
Étude du Tour du monde en 80 jours de Jules Verne avec les élèves


5 juillet 2014

Interlude

Bonsoir,

Je crois que les soyeuses interrogations que vous soulevez ainsi sont tout à fait pertinentes. En effet, il faut parfois s'arrêter à réfléchir au sens des multiples attachements qui sont le lot de nos existences hautes en couleur. Peut-être y aura-t-il toujours (j'en veux mon expérience pour preuve) les gens qui sont plus intimement liés à nos tergiversations quotidiennes, et les autres, parmi lesquels l'on peut distinguer des visages moins bien définis certaines entités d'exception, qui nous font vibrer au diapason d'une fréquence toute spéciale, des visages qui nous donnent le goût de penser que la vie est tissée non seulement de réponses acceptées, mais aussi d'étoiles filantes dignes d'observation, soient-elles télescopiques.

Je suis personnellement heureux d'avoir la chance de vous découvrir, même au détour d'un couloir virtuel. Si je propose une certaine lumière sur cette chrysalide-surprise, c'est que je ne peux en même temps pas nier qu'il s'agit là d'une manifestation d'exception et que les eaux de nos fleuves paisibles doivent peut-être parfois être titillées de soubresauts non-normatifs…

Je vous informe qu'il vous arrive également de vous faufiler sans nul autre préambule dans l'espace réservé à mes recueillements nocturnes ou mi-éveillés (et sachez qu'il s'agit là d'une forme de petit bonheur plus suave encore), et que c'est peut-être pourquoi je ressens l'envie de vous découvrir d'un point de vue multimédia (veuillez m'excuser ce technologisme irrémissible me venant pourtant en tête). En effet, nos esprits ont, je crois, mille autres considérations précieuses à échanger. Sans désirer outre mesure troubler l'onde de votre existence intime, je pense que peut-être également y aurait-il une place pour quelqu'autre forme de point de contact, nous permettant de mettre en relation non seulement nos essences cognitives, mais également la poésie de nos enveloppes corporelles plus tangibles. 

Je ne saurais qu'ajouter d'autre pour l'instant, hormis peut-être que vous êtes pour moi une présence si agréable que je ne peux que prendre goût à l'ambroisie délectable qui est distillée par gouttes précieuses de nos échanges encore que virtuels. Qu'en sera-t-il s'il advient qu'un jour nos centres névralgiques entrent soyeusement en contact, s'entrechoquent et se taquinant à une cadence évoquant si fébrilement l'extase du nirvana?

Je ne peux que partager, avec un sourire coquin en coin, le tout avec vous, sublime compagne de mes proses sincères.

Bien à vous,




***

J'espère que cet interlude a piqué votre curiosité. En triant les archives de notre vie, les découvertes nous plongent complètement ailleurs, pour le meilleur ou pour le pire. C'est sûrement la raison pour laquelle d'innombrables boîtes de lettres sommeillent chez moi…

1 juin 2014

Compter


Nota bene : ancien texte pour mon projet d'archives de ma vie

Après mes tranches de vie et de rêve, le retour à la réalité est brutal. Après un inattendu revers de mon M., je prends conscience que mon existence ne s'est jamais mesurée par des possessions matérielles. Le rêve se nourrit d'espoirs et non d'avoirs. Pourtant, force est de constater que l'année 2013 sera marquée, personnellement et socialement, par un manque flagrant d'honnêteté. Cette valeur fondamentale s'effrite dramatiquement. Payer ses comptes, et ce, loyalement, est devenu inhabituel. Comment ne pas crier à l'indignation quand un travailleur comme vous, comme moi, se démène toutes les semaines pour gagner son salaire, tandis qu'un autre ne paye ni ses comptes, ni ses impôts, ni ses dettes? Les paradis fiscaux sont les fiascos de nos malversations. Les enfers fiscaux sont les fiascos de nos mauvaises relations.

***

Dans ce monde où tout se marchande, où l'on abandonne si facilement une relation, je ne concevais pas qu'une relation fraternelle pouvait également prendre fin après quelques mois de distance. Il semble que oui. Des liens tissés qui se brisent pour un symbole, l'argent. En fait, tout est symbolique, mais quand l'estime que l'on a pour quelqu'un se calcule et peut se solder par des adieux, c'est définitivement odieux.

***

En ce Temps des Fêtes, dans la frénésie des achats, des dépenses et des dettes, je vous souhaite sincèrement de prendre le temps de réfléchir à ce qui compte vraiment pour vous. Si les bons comptes font les bons amis, les mauvais comptes ne causent que des ennuis. Demandez-vous s'il est raisonnable de perdre de l'argent ou de perdre un être cher. Si vous choisissez de perdre un proche, sachez que votre fortune ne fera pas long feu. Votre pitoyable richesse ne vaut absolument rien, car votre coeur pèse lourd sous un fardeau infâme. Pire, votre âme s'empoisonne d'un venin qui, au Ciel, ne vous servira à rien, sinon à continuer de polluer les souvenirs des êtres que vous aurez blessés ou abandonnés.

16 mai 2014

{mon histoire}

Il y a des lustres, il me semble, lorsque j'étais une jeune maman à la maison avec mes trois enfants, je me rappelle avoir découvert le monde de M dans la blogosphère. Grâce à Manon Lavoie, du coup, je me suis sentie moins seule dans ma nouvelle vie de maman à temps plein. Elle partageait ses passions, ses états d'âme et d'esprit, puis nous conviait à vibrer avec notre propre créativité et celle de nos petits, et ce, dans le confort de notre foyer. À l'époque, elle a été tout un phare! Grâce à elle, j'ai pu capter des moments inoubliables. Mais surtout, j'ai tenté, du mieux que ce je pouvais, de ne pas perdre contact avec ce que je suis, mon essence propre, mon coeur.

Grâce à ses trouvailles sur le Web, ses coups de coeur, ses idées créatives et ses inspirations, elle m'a permis de déployer mes ailes. Je me rappelle mes projets de documentation du quotidien, que vous trouverez dans mes archives, de même que tous ces {moments}, lesquels j'essaie encore, parfois, de partager dans cet espace virtuel qui m'est cher. Il recelle de souvenirs, d'images et de mots de ma vie, de mon histoire. Merci M d'avoir été la muse originelle de toute cette belle aventure.

De retour en enseignement, les filles à l'école (le petit dernier à la garderie de grand-maman), ma flamme pour l'éducation est encore très forte, mais je cherche un petit je-ne-sais-quoi qui ferait davantage vibrer mes cordes créatives. Des idées flottent, je suis aux aguets, particulièrement ces temps-ci. Merci M, oui, encore, pour ce lien très inspirant.

Lundi, j'ai voulu immortaliser quelques moments de mon humble quotidien. En voici des bribes, et ce, le tout en commençant par la fin… En résumé (attention : longue et répétitive énumération en perspective), aux aurores, j'ai pris la décision de visiter les réseaux sociaux seulement les lundis (j'ai échoué cette semaine), je suis allée chercher Le Devoir tout en profitant de la si belle lumière matinale et des quelques fleurs achetées pour la Fête des Mères, j'ai lu quelques excellentes chroniques qui m'ont fait tourner la tête, j'ai eu le temps de réfléchir à des sujets qui me passionnent en préparant le petit-déjeuner, je suis allée porter porter Marianne à sa journée pédagogique, tandis que Mathis-Antoine allait chez grand-maman (45 minutes de voiture, sans compter le retour) avec sa grande soeur (qui adore créer des bracelets et écouter Katy Perry), je suis arrêtée chez Première Moisson pour acheter du pain intégral, je suis revenue à la maison pour lire en diagonale les formidables revues Nouveau Projet et Kaizen et corriger un brin, me suis rendue au Collège pour donner mes deux cours et être présente au centre d'aide en français, suis retournée chercher Marianne à l'école, puis à Ste-Julie Angélique et Mathis-Antoine, pour enfin travailler en début de soirée un projet d'exposé d'oral d'Angélique sur sa famille. À suivre. 

Au coeur de ce projet tout simple, j'ai pris conscience que j'avais cessé de photographier autant qu'avant. Mon oeil ne captait pas exactement ce que j'aurais voulu, ce qui m'a motivée à renouveler l'expérience et à documenter davantage mon quotidien. Photos : IPhone et Fujifilm X20 
































Ça commence bien un lundi matin quand tu vois que ton chum a plié les vêtements de la dernière brassée! 

26 août 2013

La lecture

Extraits de journaux dialogués d'élèves, juin 2002.

« Ce que j'ai appris cette année, c'est que lire un livre, c'est comme partir en voyage. La lecture, c'est une aventure vers le monde et vers les autres. Grâce aux expériences que les personnages vivent, le lecteur peut s'émouvoir, s'éduquer et grandir. Et quand quelqu'un grandit, d'une certaine façon, il peut changer le monde, mais la source du changement, c'est la lecture! »

« Il ne faut pas faire l'erreur de rêver à la place de lire. »

« La lecture peut changer le monde puisqu'elle nous amène dans un monde pour vivre les aventures les plus farfelues. La lecture enlève toutes les barrières, les préjugés et les contraintes. Elle nous permet de connaître d'autres cultures et façons de penser. J'adore la lecture. »

« Si tout le monde lisait des livres et se servait moins des arbres, premièrement le monde serait plus cultivé et deuxièmement, il n'y aurait plus de guerres, mais seulement des histoires. »

13 octobre 2012

Un jour, j'ai rencontré Victor Hugo.


Montréal, été 2012

Est-ce donc la vie d'un homme? Oui, et la vie des autres hommes aussi. Nul de nous n'a l'honneur d'avoir une vie qui soit à lui. Ma vie est la vôtre, votre vie est la mienne, vous vivez ce que je vis; la destinée est une. Prenez donc ce miroir, et regardez-vous-y. On se plaint quelquefois des écrivains qui disent moi. Parlez-nous de nous, leur crie-t-on. Hélas! quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez-vous pas? Ah! insensé, qui crois que je ne suis pas toi!
Victor Hugo, Les Contemplations

12 juin 2012

Juste pour moi...

Cet après-midi, les élèves de ma classe m'avaient réservé toute une surprise. Ils m'ont d'abord demandé si je pouvais leur lire un autre extrait du roman Le Parfum, mais en raison des examens de fin d'année, je leur ai dit qu'il était plus sage qu'ils lisent les textes préparatoires sur L'Odyssée pour l'examen final de lecture.

Assise à mon bureau pendant la période de lecture, ils se sont ensuite tous placés autour de moi et m'ont d'abord offert une boîte de mouchoirs avec une fleur en papier. Je ne comprenais pas. Lorsque j'ai finalement vu leur texte et leur pétition afin que je sois leur professeure en 2e secondaire, ce fut plus fort que moi, j'ai pleuré. Souvent, durant ma jeune carrière, j'ai reçu des remarques laudatives, élogieuses, flatteuses, de véritables baumes et velours dans mon coeur d'enseignante et d'éducatrice. Remarquez que les mots injurieux, je les ai vite oubliés, mais les mots ailés, les plus attentionnés, je les ai conservés dans mon coeur. Hélas! trop souvent, je n'ai pas conservé de traces matérielles de ces si beaux souvenirs. Avec ce blogue, maintenant, c'est pour moi un privilège que de pouvoir « archiver » des fragments de ma vie. Voici un poème lu par des élèves exceptionnels qui m'ont fait oublier tous les petits soucis reliés à une fin d'année surchargée!

Juste pour vous...

Vous qui illuminez nos journées,
Allez nous quitter.
Par-dessus tout, nous essayerons de vous garder,
Pour qu'avec vous, nous passions une autre année.

Vous qui nous avez donné des dictées,
Que nous avons toutes rejetées,
Malgré tout, vous n'avez pas arrêté,
Car vous n'êtes pas prête à tout lâcher.

Vous, avec qui nous avons eu tant de plaisir,
Êtes la meilleure pour nous faire rire.
Avec vous, on ne voudrait jamais arrêter de vivre,
Car à chaque jour, de bonheur vous nous rendez ivre.

Nous avons donc ri et appris toute l'année,
Mais malheureusement, elle s'est achevée.
Votre image restera à jamais gravée dans notre mémoire,
Car rien au monde n'est évaporatoire. Nota bene : ce mot a une signification particulières dans ma classe. ;)

La signification de ce poème
Est de nature trop difficile
Et puisque vous avez les larmes faciles,
Nous préférons la garder pour nous-mêmes.

C'est lorsqu'on taquine qu'on aime!

***

11 août 2011

Projet d'archives de ma Vie I

10 août.

L'Avant-Rentrée, ce n'est pas seulement des listes et des achats, mais aussi du rangement et du classement. Faire le ménage de ses papiers, c'est faire le ménage dans ses propres idées. Je garde de vieux crayons depuis des lustres, incapable de m'en départir pour plusieurs raisons sentimentales. Eh bien! c'est fini tout ça! J'ai enfin fait le grand ménage pour classer tous les bons crayons, plumes, feutres et stylos dans de petites boîtes IKEA. Tous les autres à la récupération ou à donner au comptoir de Partage.

« Le premier des bons ménages est celui qu'on fait avec sa conscience. »
Victor Hugo

Pour ce qui est de toutes mes boîtes d'archives personnelles, je m'améliore énormément. J'ai réussi à recycler des agendas, des bulletins et autres documents pédagogiques. Or, je me donne comme objectif de libérer le plus de dossiers possible. Réduire au minimum. Pour mieux vivre, pour être bien, pour me libérer de certaines couches du passé. Pour mieux avancer et construire ma vie, dans l'ici et maintenant. Lorsque j'hésiterai à recycler un document, je le réécrirai sur ce blogue. Ce sera ma petite mémoire virtuelle.

« On regrette toujours d'avoir jeté à un certain moment de sa vie. Mais si on ne jette pas, si on ne se sépare pas, si on veut garder le temps, on peut passer sa vie à ranger, à archiver la vie. »
Marguerite Duras, La vie matérielle

***

Première archive : Pourquoi devenir une enseignante?
Date : 18 février 1998

À 20 ans, je ne savais pas encore quelle voie j'emprunterais. Je voulais tout essayer, tout voir, tout faire. Pourtant, je devais faire un choix. J'aurais tant aimé recevoir une vocation, une mission, mais il semble que de nos jours on doit construire sa vie, construire son avenir en ayant « le coeur à l'ouvrage ». J'ai donc choisi de m'engager personnellement dans le monde de l'éducation en étant enseignante de français au secondaire. Pourquoi au secondaire? Parce que les jeunes sont à un moment de leur existence où tout bouillonne, tout change et se métamorphose. J'avais lu un livre qui s'intitule « L'avenir de la jeunesse » qui mentionne que les adolescents ont grandement besoin d'être guidés dans la construction de leur identité et de leur avenir. J'ai senti que je pouvais peut-être jouer un rôle dans toute cette démarche. Je suis une jeune adulte idéaliste qui crois que le monde peut changer par de petits gestes, avec de belles et grandes pensées.

Enfin, voilà principalement ce qui me motive à devenir une enseignante engagée; je veux accompagner des jeunes au meilleur de mes compétences, leur donner à la fois des racines et des ailes. Rien ne sert de vous dire que ce cheminement fera partie de ma vie et que j'apprendrai autant que les élèves à qui j'enseignerai.

***

En relisant mon texte, plusieurs années plus tard, je constate que j'ai perdu quelques plumes idéalistes, mais il m'en reste tout de même quelques-unes. Aujourd'hui, je me sens davantage comme une enseignante plus exigeante (hum, je vieillis je suppose) qui tient mordicus à ce que les élèves comprennent le fonctionnement de la langue française, notamment pour mieux lire, écrire et communiquer.