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3 février 2011

Les petites lumières dans notre coeur



Ce soir, avant l'histoire qui précède le sommeil des petits, Mathis-Antoine a reçu une petite veilleuse (achetée plus tôt chez IKEA). Or pour la première fois, en entendant ses soeurs qui s'exclamaient que c'était beau, il a également répété maintes fois : beau, beau, beau! Il est tellement fier de parler de plus en plus. Depuis une semaine, il ne cesse de répéter le mot Caillou de même que beaucoup de syllabes. Pour ma part, je lui répète que je suis fière de lui, tout comme je dis aux filles que je suis fière d'elles pour toutes sortes de petits exploits (dessins, bricolages, aide ménagère...)

Hier...

- Mes amours, voilà, je vous ai lu Cendrillon, c'est maintenant l'heure du dodo.
- Bravo maman, nous sommes fières de toi! me lance Marianne.
- Pourquoi?
- Bien, on t'imite! Merci de nous avoir lu un livre au complet même si t'étais fatiguée! explique Angélique.

***


Ce soir, pendant que Martin lisait de petites étoiles à bébé, je débutais la lecture de La Mission de la petite âme aux filles.

***



Pour expliquer ce qu'est la petite âme aux enfants, l'auteure (j'ai pris conscience à la fin du livre qu'elle avait été mon professeure de sciences physiques au collège Durocher Saint-Lambert!) la compare à une petite lumière dans notre coeur. C'est vraiment une belle image qui donne des ailes à l'imagination. Les mots qu'elle utilise sont simples et remplis de douceur. Expliquer l'invisible aux enfants, c'est une aventure délicate, mais tellement enrichissante et stimulante!

- Maman, tu n'as pas d'âme, je ne vois pas de lumière sur toi! me dit Marianne en regardant ma poitrine, les yeux remplis de points d'interrogation et teintés d'inquiétude.
- Mon amour, l'âme est dans mon coeur, puis elle est invisible, on ne la voit pas!
- Maman, moi je sais, tous les êtres humains ont une âme, sauf les méchants, me dit ensuite Angélique.

En la questionnant un peu, elle me confia que les méchants étaient ceux qui salissaient la Terre. Oups! je dois faire partie des méchants, car au retour de notre petite promenade elle et moi, cet après-midi, nous eûmes cette petite discussion.

- Maman, pourquoi les autos lancent de la fumée?
- C'est du gaz qui brûle dans le moteur, puis la fumée sort de l'auto, mais la planète étouffe un peu...
- Pourquoi elle étouffe?
- Elle n'aime pas ça qu'on lui lance de la fumée toute sale!
- Pourquoi alors on n'arrête pas?
- Parce que les humains aiment bien se déplacer en auto, c'est plus rapide.
- Ah... Un jour, la planète va nous lancer de la fumée elle aussi, elle nous laissera plus vivre ni grandir!

***

Pendant la lecture du livre (Marianne, pour la première fois, a décidé de rester dans son lit et de ne pas écouter l'histoire), un passage frappe l'imagination d'Angélique, c'est celui où les petites âmes choisissent le ventre de la maman pour venir faire un voyage sur la Terre. Elle voit des petites traces de pas qui se dirigent vers un gros bedon et j'aperçois sa tristesse.

- Comment elles font les petites âmes pour rentrer dans le ventre de la mère? Est-ce que je t'ai fait mal, moi? Je ne veux plus rentrer dans toi, je veux grandir!

Finalement, je décidai de remettre à plus tard (pas aux calendes grecques...) la fin du livre, car trop de contenu comportait ici trop d'émotions pour ma jeune âme en plein questionnement sur le sens de la vie, ce qui prouve que les grandes questions existentielles sont présentes très tôt. À nous, parents et éducateurs, il importe de ne pas éteindre ces étincelles, sources du savoir et de la connaissance du monde.

***

Un beau livre, c'est (vraiment) celui qui sème à foison des points d'interrogation.
Jean Cocteau


1 décembre 2010

En quête & enquête de sens pour Noël


Mon sapin de Noël livresque
Hier, à la lueur du sapin de Noël fraîchement décoré, j'ai pris mon papier et ma plume pour m'écrire une petite lettre. Depuis que j'avais lu la Musesletter de M comme Maman, la Grande Muse, je n'avais qu'une idée en tête : écrire jusqu'à ce que j'en aie mal aux doigts... C'est fou comme ça peut faire du bien de jeter sur papier ce qu'on pense, ce qu'on ressent, juste pour soi. C'est comme un cadeau que l'on se fait après une longue journée à donner aux autres, ceux que l'on aime. Pour ma part, je fais référence à mes enfants. C'est d'ailleurs sur eux que j'ai principalement écrit. Je repensais entre autres à une phrase lue récemment de Véronique Fortin (auteure du livre Le journal irrévérencieux d'une mère normale) :
J'aime ma famille.
Je suis satisfaite de la vie que je lui offre.

Je pense que mes enfants méritent tout ce à quoi je renonce.

Plus j'écrivais, plus je prenais conscience que la vie que je créais s'articulait autour de mes enfants. Tout ce que je suis, tout ce que je fais, c'était pour eux. D'accord, je sais que je dois penser à moi (ne pas toujours renoncer...), maman des plus imparfaites, mais pour cette tranche de ma vie, c'est tout ce qui fait mon plus grand bonheur... J'en arrive au sujet de cette chronique : le sens!

Voici ce qu'a écrit Stéphane Laporte il y a quelque temps :


Les gens embarquent dans le traîneau du temps des Fêtes, en n'ayant hâte que d'une chose: que la promenade finisse au plus sacrant. Qu'on se retrouve au plus vite après les Rois et que la vie normale reprenne son cours. Pourtant, ils vont décorer leur maison, ils vont acheter des cadeaux à tout le monde, ils vont sortir, ils vont recevoir, ils vont s'étamper un sourire dans la face mais sans que cela ne leur procure le moindre bonheur. Le temps des Fêtes est une tâche. Un mal nécessaire. Comme le dentiste et l'impôt. C'est pas joyeux Noël, ni joyeux décembre. C'est coûteux Noël, coûteux décembre. Il y a dans toute cette abondance de lumières, de bébelles et de bouffe, un grand absent: le sens. Quel sens donnons-nous à nos actions du temps des Fêtes? Euh... J'sais pas... Et vous? C'est plate, si on pouvait l'acheter au magasin, le sens, ce serait fait. On pourrait le cocher sur notre liste. On a trouvé un sens. Next! Mais trouver un sens, ce n'est pas aussi simple que de trouver un centre de table.
Noël corrompu
Avant d'avoir des enfants, j'aurais probablement pu écrire un texte qui contient le même genre d'idées. Aujourd'hui, tout a changé. Vous le savez, avec des enfants, c'est toute notre (mode de) vie qui en prend un coup, notre vision du monde, nos paradigmes, nos idées et préjugés, bref, tout change... pour le mieux! Tous ceux qui ne voient pas le sens de Noël ne devraient pas blâmer notre société de consommation et le monde de fous dans lequel nous vivons. Certes, la corruption, la désillusion et les marchands de rêves bidons sont partout, mais c'est à nous de ne pas tomber dans ces pièges et critiquer cette vie qui est la nôtre. Même mon chum, encore hier, après une visite dans les magasins, me disait avec amertume que le sens des Fêtes s'était perdu avec les années... Il a fallu que je le brasse un peu intérieurement pour lui faire prendre conscience que le sens de Noël, c'était à nous de le trouver et de ne pas attendre de l'extérieur qu'il arrive sur un plateau d'argent! Et surtout, je lui ai dit que le sens, il fallait le trouver pour nous, mais surtout pour nos enfants, pour leur joie et leur émerveillement... Il est vrai que trouver un sens n'est pas aussi simple que de trouver un centre de table (!), mais une fois que nous l'avons trouvé, tout le reste n'est que pur plaisir et bonheur! Pour ma part, Noël c'est aimer, donner et partager. Petit clin d'oeil en passant au concours Zoyeux Noël des Zimparfaites où j'ai laissé mon mot : Noël ne serait pas Noël sans le sens d'amour, de don; de partage que l'on propage! 
Je reviens au sens... Des valeurs, je sais qu'il est fondamental de les cultiver à l'année dans la tête et le coeur de nos enfants, mais je crois qu'il est crucial de le faire durant la période de Noël... La pauvreté, c'est une réalité ici comme ailleurs et les enfants devraient pouvoir le réaliser, à leur portée bien sûr, dans de petits gestes simples comme la Guignolée, pour ne citer que cet exemple. J'ai lu une citation ce matin qui m'a beaucoup touchée :
Bien des gens acceptent de faire de grandes choses; peu se contentent d'en faire de petites quotidiennement.
Mère Térésa
Le sens se construit au quotidien, rien de moins, dans de petits mots, de petits actes qui semblent bien anodins, mais qui nous font le plus grand bien. Enfin, je n'ai aucun concours ni tirage à vous proposer, mais si le coeur vous en dit, j'aimerais vraiment vous lire pour savoir ce que vous pensez du sens à donner à Noël. C'est ma petite enquête sympathique du 1er décembre. Tous les sens seront acceptés, même les plus inattendus! ;-)

25 octobre 2010

Quête de sens dans un monde sans bon sens



Le 26 août dernier, j'assistais au spectacle de Lisa Williams, la superstar des médiums internationales. Je l'avais vue pour la première fois au Canal Vie, puis j'avais été fort impressionnée par sa capacité à être en communication avec les âmes de l'au-delà. Elle se promenait dans la rue, dans un café ou dans une boutique, puis pouvait dire à quelqu'un des détails très personnels et intimes reliés à un défunt de la famille ou à un proche. Chaque fois, les personnes fondaient en larmes ou avaient peine à croire tout ce que cette femme pouvait leur révéler, sans même les connaître.

Sachant qu'elle serait à Montréal, j'avais envie de voir de plus près cette jeune Californienne d'origine anglaise de 36 ans qui ne cessait de faire parler d'elle, en très grand bien. Comme dans ses émissions, elle touchait le coeur des personnes à qui elle s'adressait. Les âmes défuntes venaient à elle, puis elle transmettait leurs messages à quelques élus de la salle... Mon coeur a craqué lorsqu'elle mentionna que l'âme d'un petit enfant était là... La jeune mère se leva (car si on se sentait interpelé par ce que Lisa disait, il fallait se lever afin de passer à la caméra, pour que tous les spectateurs voient les émotions en direct!), puis ensuite le père. Lisa parla de cet enfant, Alexis, qui avait perdu son combat contre le cancer. Le petit garçon voulait dire à sa mère qu'il avait encore le chat Gilbert qu'elle lui avait laissé... Il voulait lui dire également qu'il était heureux, qu'il jouait avec sa grand-maman, laquelle le protégeait.

- Il me montre des autos..., lance Lisa.
- Oui, répond le père.
- Il me dit qu'il aime également les filles qui vont avec...
- Oui, quand il était petit, j'avais monté une Mustang et lui avait dit qu'un jour, on cruiserait les filles ensemble...

Rire général dans la foule. Rires qui fusaient de toutes parts, mais aussi, souvent, des sanglots ravalés en écoutant des paroles émouvantes, renversantes.

***

Écrire sur ce sujet qu'est notre relation avec la mort, l'au-delà, est une aventure très délicate, mais j'ose la tenter un tantinet, l'ébaucher, au risque de me tromper (et de recommencer dans une prochaine chronique.) Depuis notre tendre enfance, inévitablement, on ne cesse de se poser des questions sur notre relation avec ce qu'il y avait avant nous, puis ce qu'il y aura après nous. À quatre ans, je me rappelle encore que je ne pouvais pas imaginer que je n'existais pas avant ma naissance sur la Terre. C'était tout simplement inconcevable et illogique. En vieillissant, le même constat, la vie était trop parfaite et trop intelligente pour qu'elle prenne fin au dernier souffle. De croyances en pensées, de philosophies en religions, puis de rêves en idées, on se forge tous un univers qui régit notre existence et notre manière de vivre. Pour ma part, à ce point de ma vie, j'en suis au point où je suis convaincue que la vie est infiniment plus remplie de sens que nous pouvons l'imaginer, le penser, voire même le rêver. Cette vie qui est la nôtre, que nous partageons au jour le jour, au travail ou à la maison, à la radio ou à la télévision, sur Internet ou ailleurs, est une éternelle quête de sens. On s'y perd souvent, mais tout ce qui compte, au fond, c'est de toujours chercher...

Cependant, il faudrait le plus souvent possible chercher en soi-même, ce qui n'est pas toujours évident, car tout ce qui est extérieur à nous est tellement plus attirant. Il faut croire en soi, ou du moins, aspirer d'y croire de plus en plus, car si on ne le fait pas, personne ne le fera à notre place, ni ici sur cette Terre, ni par-delà ses frontières. Il faudrait aussi se rappeler que l'être humain est totalement LIBRE. Sans la liberté, aucune vie n'est possible. C'est la liberté qui nous permet d'évoluer. On peut bien hurler que les guerres et toutes les injustices ne devraient pas exister, si vraiment un Dieu existait, mais nous sommes condamnés à être libres, à faire des choix. À partir du moment où l'on accepte notre condition d'êtres libres, alors le monde s'ouvre à nous, de même que toutes les responsabilités et les conséquences qui y sont rattachées, bien sûr.

Je ne suis jamais allée voir une médium, ça ne m'intéresse pas de connaître mon avenir, s'il est vraiment inscrit quelque part ou non, dans le Grand Livre de la Vie. Je ne veux rien savoir par les autres. Je veux néanmoins tout savoir par moi-même. Si je ne suis pas en mesure de lire mon destin moi-même, alors il n'est sûrement pas essentiel que quelqu'un d'autre m'en parle. Cependant, j'avais besoin de voir ce spectacle de Lisa Williams, pour me rappeler à moi toute seule que la vie ne se termine jamais, que l'être humain est une chrysalide et son âme, le sublime papillon qui renaît en toute beauté. C'est peut-être dans les moments les plus difficiles de la vie qu'on a soif d'entendre toutes sortes de paroles, de s'en abreuver jusqu'à en être ivre et voir un peu flou par la suite, mais je crois que la vision s'éclaircit enfin, quelque temps après. Le brouillard se dissipe et on peut se faire une raison, dépourvue des fausses idées et opinions. Pour ma part, je veux être pleinement consciente que les liens que je tisse dans cette vie ne sont pas éphémères, qu'ils ont une durée de vie rechargeable, pour le meilleur et pour le pire. ;-)

Nota bene : Ma quête personnelle de sens prend ses sources certes dans mon parcours scolaire, mais prend surtout ses racines dans l'éducation que j'ai reçue à la maison. C'est pour cette raison que je remercie du plus profond de mon coeur mon père. C'est lui, comme il l'a écrit sur Facebook aujourd'hui, qui forçait des discussions familiales autour de la table, pour philosopher, penser, rêver et oser imaginer le monde avec un sens grandiose! Des pyramides à la vie extraterrestre, de l'amour à la religion, en passant par toutes sortes de passions, il a su éveiller en moi l'amour de la pensée dans toutes les directions! Des mots et des idées qui me portent encore et qui m'ont fabriquée telle que je suis, aujourd'hui. Merci Guy, puis joyeux anniversaire!

16 octobre 2010

Croire ou ne pas croire aux miracles?


Dans les toutes les tribunes à la radio ou dans les journaux, les journalistes exacerbés répètent la grande question existentielle : faut-il croire aux miracles du frère André? Nathalie Petrowski, pour sa part, a écrit dans La Presse : Le frère André, lui au moins, que ce soit par modestie ou par lucidité, a toujours clamé que les miracles, ce n'était pas son rayon, qu'il n'y était pour rien. L'Église catholique, malheureusement, n'a jamais eu cette honnêteté-là.

Selon vous...

Le frère André était-il lucide ou modeste?

L'Oratoire St-Joseph a-t-il réellement été la cour des miracles au Québec?



23 août 2010

Isabelle de Florès dite Rose de Lima


ISABELLE de Florès dite ROSE de Lima (1586-1617),
canonisée en 1671, est la première sainte du Nouveau Monde. Elle est fêtée le 23 août.

Elle est née en 1586 à Lima au Pérou d'une pauvre famille espagnole dont elle était la dixième enfant.

Peu après l'âge de quatre ans (1590), elle sut lire, sans l'avoir jamais appris, et se nourrira du récit de la vie de sainte Catherine de Sienne qui deviendra son modèle de vie spirituelle. Elle décide alors de consacrer sa vie à Dieu.

À l'âge de vingt ans, en 1606, elle prend l'habit des tertiaires dominicaines. Mais, comme il n'y avait pas de couvent dans la ville où elle habitait, elle se réfugie dans un minuscule ermitage, tout au fond du jardin de ses parents, où elle passera le restant de ses jours dans la prière et les mortifications.

Elle bénéficia aussi de grâces mystiques telles que la méfiance de l'Inquisition lui valut plusieurs examens de la part des autorités religieuses, ses profondes réponses étonnèrent alors ses détracteurs.

Dans le même temps, elle se dévoue au service des indiens, des enfants abandonnés, des vieillards, des infirmes, et des malades.

À sa mort en 1617 à l'âge de 31 ans, le peuple de Lima se précipita sur sa tombe pour y recueillir un peu de la terre qui la recouvrait. Elle fut canonisée dès 1671.

Si l'homme savait combien est suave la possession de la Grâce divine, combien précieuse elle est, combien de joies et d'exaltation elle procure, personne ne pourrait se plaindre de la croix qu'il faut porter.
Sainte Patronne des couturières, jardiniers et fleuristes
Source : Wikipédia