25 octobre 2010

Quête de sens dans un monde sans bon sens



Le 26 août dernier, j'assistais au spectacle de Lisa Williams, la superstar des médiums internationales. Je l'avais vue pour la première fois au Canal Vie, puis j'avais été fort impressionnée par sa capacité à être en communication avec les âmes de l'au-delà. Elle se promenait dans la rue, dans un café ou dans une boutique, puis pouvait dire à quelqu'un des détails très personnels et intimes reliés à un défunt de la famille ou à un proche. Chaque fois, les personnes fondaient en larmes ou avaient peine à croire tout ce que cette femme pouvait leur révéler, sans même les connaître.

Sachant qu'elle serait à Montréal, j'avais envie de voir de plus près cette jeune Californienne d'origine anglaise de 36 ans qui ne cessait de faire parler d'elle, en très grand bien. Comme dans ses émissions, elle touchait le coeur des personnes à qui elle s'adressait. Les âmes défuntes venaient à elle, puis elle transmettait leurs messages à quelques élus de la salle... Mon coeur a craqué lorsqu'elle mentionna que l'âme d'un petit enfant était là... La jeune mère se leva (car si on se sentait interpelé par ce que Lisa disait, il fallait se lever afin de passer à la caméra, pour que tous les spectateurs voient les émotions en direct!), puis ensuite le père. Lisa parla de cet enfant, Alexis, qui avait perdu son combat contre le cancer. Le petit garçon voulait dire à sa mère qu'il avait encore le chat Gilbert qu'elle lui avait laissé... Il voulait lui dire également qu'il était heureux, qu'il jouait avec sa grand-maman, laquelle le protégeait.

- Il me montre des autos..., lance Lisa.
- Oui, répond le père.
- Il me dit qu'il aime également les filles qui vont avec...
- Oui, quand il était petit, j'avais monté une Mustang et lui avait dit qu'un jour, on cruiserait les filles ensemble...

Rire général dans la foule. Rires qui fusaient de toutes parts, mais aussi, souvent, des sanglots ravalés en écoutant des paroles émouvantes, renversantes.

***

Écrire sur ce sujet qu'est notre relation avec la mort, l'au-delà, est une aventure très délicate, mais j'ose la tenter un tantinet, l'ébaucher, au risque de me tromper (et de recommencer dans une prochaine chronique.) Depuis notre tendre enfance, inévitablement, on ne cesse de se poser des questions sur notre relation avec ce qu'il y avait avant nous, puis ce qu'il y aura après nous. À quatre ans, je me rappelle encore que je ne pouvais pas imaginer que je n'existais pas avant ma naissance sur la Terre. C'était tout simplement inconcevable et illogique. En vieillissant, le même constat, la vie était trop parfaite et trop intelligente pour qu'elle prenne fin au dernier souffle. De croyances en pensées, de philosophies en religions, puis de rêves en idées, on se forge tous un univers qui régit notre existence et notre manière de vivre. Pour ma part, à ce point de ma vie, j'en suis au point où je suis convaincue que la vie est infiniment plus remplie de sens que nous pouvons l'imaginer, le penser, voire même le rêver. Cette vie qui est la nôtre, que nous partageons au jour le jour, au travail ou à la maison, à la radio ou à la télévision, sur Internet ou ailleurs, est une éternelle quête de sens. On s'y perd souvent, mais tout ce qui compte, au fond, c'est de toujours chercher...

Cependant, il faudrait le plus souvent possible chercher en soi-même, ce qui n'est pas toujours évident, car tout ce qui est extérieur à nous est tellement plus attirant. Il faut croire en soi, ou du moins, aspirer d'y croire de plus en plus, car si on ne le fait pas, personne ne le fera à notre place, ni ici sur cette Terre, ni par-delà ses frontières. Il faudrait aussi se rappeler que l'être humain est totalement LIBRE. Sans la liberté, aucune vie n'est possible. C'est la liberté qui nous permet d'évoluer. On peut bien hurler que les guerres et toutes les injustices ne devraient pas exister, si vraiment un Dieu existait, mais nous sommes condamnés à être libres, à faire des choix. À partir du moment où l'on accepte notre condition d'êtres libres, alors le monde s'ouvre à nous, de même que toutes les responsabilités et les conséquences qui y sont rattachées, bien sûr.

Je ne suis jamais allée voir une médium, ça ne m'intéresse pas de connaître mon avenir, s'il est vraiment inscrit quelque part ou non, dans le Grand Livre de la Vie. Je ne veux rien savoir par les autres. Je veux néanmoins tout savoir par moi-même. Si je ne suis pas en mesure de lire mon destin moi-même, alors il n'est sûrement pas essentiel que quelqu'un d'autre m'en parle. Cependant, j'avais besoin de voir ce spectacle de Lisa Williams, pour me rappeler à moi toute seule que la vie ne se termine jamais, que l'être humain est une chrysalide et son âme, le sublime papillon qui renaît en toute beauté. C'est peut-être dans les moments les plus difficiles de la vie qu'on a soif d'entendre toutes sortes de paroles, de s'en abreuver jusqu'à en être ivre et voir un peu flou par la suite, mais je crois que la vision s'éclaircit enfin, quelque temps après. Le brouillard se dissipe et on peut se faire une raison, dépourvue des fausses idées et opinions. Pour ma part, je veux être pleinement consciente que les liens que je tisse dans cette vie ne sont pas éphémères, qu'ils ont une durée de vie rechargeable, pour le meilleur et pour le pire. ;-)

Nota bene : Ma quête personnelle de sens prend ses sources certes dans mon parcours scolaire, mais prend surtout ses racines dans l'éducation que j'ai reçue à la maison. C'est pour cette raison que je remercie du plus profond de mon coeur mon père. C'est lui, comme il l'a écrit sur Facebook aujourd'hui, qui forçait des discussions familiales autour de la table, pour philosopher, penser, rêver et oser imaginer le monde avec un sens grandiose! Des pyramides à la vie extraterrestre, de l'amour à la religion, en passant par toutes sortes de passions, il a su éveiller en moi l'amour de la pensée dans toutes les directions! Des mots et des idées qui me portent encore et qui m'ont fabriquée telle que je suis, aujourd'hui. Merci Guy, puis joyeux anniversaire!