15 janvier 2011

Ce samedi, ça me dit...

Create the life you love

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Samedi soir, les enfants sont couchés, mon chum écoute le hockey à la radio en classant des jouets dans la salle de jeux (étonnant, non?) et moi je prends le clavier pour délier mes pensées enneigées. C'est si beau et si calme dehors, mais en moi ça bouillonne et tourbillonne! Je voulais partager un livre coup de coeur, mais puisque c'est samedi, je fais ce que ça me dit, donc ce qui me plaît vraiment, écrire sans arrêter, sans me censurer. Oooohhh! Attention! je pourrais passer du coq à l'âne, puis de l'âne au singe!

Sentiment étrange depuis ce matin. Est-ce la douce neige qui tombe, mais toute la journée je me sentais revivre une journée vécue quelques jours ou quelques semaines avant Noël. Durant les préparatifs en famille, puisque Martin n'avait aucun contrat officiel, nous étions tous ensemble pour partager les repas, les tâches ménagères, les activités, les jeux, les cadeaux, etc. Que de beaux moments, même si parfois il était difficile d'accorder nos flûtes... Durant quelques jours, nous nous étions donné comme mission de désencombrer une partie de la maison pour donner et partager une partie de nos biens. Et justement, pour notre plus grand bien à tous et chacun! Ensuite, l'après-Noël fit place à l'élaboration de notre bureau et depuis ce temps, c'est le grand Ménage de livres, papiers et documents, en plus de tout le reste. Ainsi, encore aujourd'hui, j'ai dû faire une dizaine de sacs à donner. Le garage déborde encore et je crois qu'il faudra plusieurs semaines avant que toute la récupération de papiers ne soit vidée... Nous sommes vraiment déterminés à éliminer pour mieux-vivre et que circule mieux la synergie dans notre maison, afin éventuellement (dans un avenir très proche) de trouver la demeure de nos rêves.

Pendant que je lavais les chaudrons (il faut bien faire cette foutue tâche!) devant la fenêtre de la cuisine, je me suis perdue dans mes pensées en admirant les flocons qui tombaient doucement. Je me remémorais une pensée d'un président américain,
John Calvin Coolidge, qui avait proclamé que
Noël n'était pas un jour ni même une saison, mais plutôt un état d'esprit. Illumination dans mon coeur. Je ressentais une indicible joie, celle du bonheur lié à la grande fête de Noël, celle qui pousse à penser davantage aux autres qu'à soi-même, à donner plutôt qu'à penser recevoir. Le fait de poursuivre cet état d'esprit au-delà du Temps des Fêtes (officiellement terminé ici, mon chum ayant enlevé cet après-midi les lumières dehors) m'enchantait et me motivait à être plus zen...

Et puis, pas trop loin de mes songes, les cris de mes enfants autour de moi se faisaient entendre. Vie-réalité. On a beaucoup joué dans la salle de jeux, déplacé monts et petits bonhommes de tous genres, rangé les chambres, remué encore et encore les tiroirs et armoires pour donner des vêtements trop petits ou tout simplement trop démodés. Puis je voulais tout organiser leurs jeux, à ma façon. Et si je n'avais pas raison? Si j'avais tord de vouloir tout régenter?

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Voici un billet de François Cardinal, auteur du livre Perdus sans la nature, qui m'a fait réellement réfléchir : Le bordel érigé en vertu. Dans son texte, deux liens sont aussi vraiment intéressants, à savoir les visions de deux mamans américaines, Amy Chua, puis Sarah Wilson à propos de l'éducation. Tout comme la tendance est de prôner que les enfants ont besoin de s'ennuyer un peu, ils auraient également besoin d'un joyeux bordel (!) pour stimuler leur créativité. Bon, je ne crois pas que cela signifie que les enfants ne doivent pas apprendre à ranger, à compartimenter, mais j'imagine qu'il importe de trouver un certain point d'équilibre.

Parmi les nombreux points fascinants des textes, l'un d'entre eux a frappé mon esprit. Voici en anglais les propos de Sarah Wilson : The other key is not to instruct kids how to play with something, she said. I can’t tell you how many board-game pieces have been turned into something else. But I let them do it because I figure their imagination is more valuable than the price of a board game.

En allant à la brocanterie du Partage ce matin (oups! je ne suis pas guérie!), j'ai acheté un jeu Nathan aux filles (le jeu du gros méchant loup). Angélique ne cessait de me demander de lire les règlements, moi qui veux habituellement tout comprendre ad litteram, mais là, je lui ai dit d'inventer ses propres règles avec sa soeur. C'est incroyable de constater tout ce qu'elles ont pu imaginer à partir de tout et de rien! Wow!

Enfin, je crois que ce billet prend un peu trop de longueur (encore oups!), mais j'ai découvert un blogue que je veux partager avec vous. Le dernier billet décrit absolument tout ce que j'avais besoin de lire aujourd'hui, pour bien terminer ce samedi en beauté et anticiper un merveilleux dimanche : Making space for what matters most! En quelques mots, j'ai l'impression que tout ce travail de désencombrement de notre espace est vraiment utile, car il est fait pour ceux qui nous importent le plus au monde, nos enfants! Or, je dois également lâcher prise et vivre dans mon joyeux bordel (!), jouer et m'amuser, courir et danser, me déguiser et accepter (vraiment) que l'ordre ne règne pas dans la maison. Être moi-même dans toute cette belle vie de maman que j'ai choisie, voilà tout!



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