7 juillet 2014

La belle vie

Scott et Helen Nearing, auteurs du livre Living the Good Life : 


Helen et Scott Nearing en 1932, ont quitté toutes leurs habitudes citadines de New York pour construire leur propre maison dans le Vermont (ensuite dans le Maine). Idéalistes et entrepreneurs dans l'âme, ils rêvaient de vivre librement et frugalement. Scott Nearing, économiste de formation très engagé par ses idées politiques, militait pacifiquement et prônait la simplicité volontaire bien avant son temps. Ne buvant que de l'eau, des jus et des infusions d'herbes, mangeant des fruits et des légumes frais, et ce, sans sucre, ni sel, ni café, ni thé, ni alcool, le couple produisait de plus leur miel et leur sirop, « le sang des nobles érables ».

Selon ces visionnaires, centenaires de surcroît, La belle vie serait donc simple, à la portée de tous. Voici quelques extraits traduits de Loving and Leaving the Good Life :

- Fais du mieux que tu peux, quoi qu'il advienne;
- Sois en paix avec toi-même;
- Trouve un travail que tu aimes;
- Vis simplement, débarrasse-toi de ce qui t'encombre.
- Entre en contact avec la nature chaque jour; sens la terre sous tes pieds;
- Fais de l'exercice physique en travaillant dur, en jardinant ou en marchant;
- Ne te fais aucun souci, vis un jour à la fois;
- Chaque jour, partage quelque chose avec une autre personne; si tu vis seul, écris à quelqu'un, offre quelque chose, aide quelqu'un d'une façon ou d'une autre;
- Prends le temps de t'émerveiller devant la vie et le monde, puis trouve de l'humour où tu peux;
- Observe la vie qui se manifeste en toutes choses;
- Sois bon envers toutes les créatures.


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La belle vie est le but ultime de l'être humain, ce que nous désirons tous, consciemment ou non. Par nox choix, elle se dessine avec plus ou moins de clarté et de vision. Tout dépend de nos intentions. Pour ma part, j'ai décidé de vivre mieux avec moins. Depuis mon réveil, je trie, range, puis épure ma maison. Pendant trop longtemps, je l'ai encombrée par mille et un objets plus ou moins beaux, utiles et précieux. De ventes de garage en bazars, je me plaisais à accumuler ce qui, trop souvent, n'embellisait pas mon existence ou du moins, ne créait qu'un effet temporaire et éphémère de satisfaction. Il est donc temps de désencombrer ce qui nuit, à mon humble avis, à ma belle vie.

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Un jour de chance, ça se prend toujours bien. D'abord, je n'ai jamais autant fait de sacs à donner à des organismes. Certes, j'ai le coeur gros de me départir de plusieurs livres, mais ils feront des heureux. Tous les jouets avec lesquels les enfants ne jouent plus sont des bouts d'enfance qui s'envolent, je ne m'habituerai jamais. Ensuite, j'ai gagné un concours (merci du fond du coeur pour ta générosité inégalée, Mamanbooh!) pour aller au cirque, question de me gonfler le coeur. Enfin, comble de bonheur, un entrepreneur des plus compétents a réparé les câbles de ma maison pour que nous retrouvions notre ligne téléphonique brisée depuis plusieurs semaines déjà (d'accord, je n'ai pas encore trouvé un homme à tout faire pour effectuer les grands travaux, mais je garde confiance!). Je suis (re)connectée, enfin. La belle vie, elle se vit ici et maintenant, dans l'accomplissement et la réalisation de petits détails qui allègent notre esprit. Tout est là. Ne le croyez-vous pas? Il faut rêver et oser.


Un petit clin d'oeil à M comme Muses pour son petit pas du mois de juillet, 
car cette image m'a rappelé les intentions écrites sur des bouts de tissus.





Images de la maison des Nearing et son environnement