19 juin 2014

Voilà.

Encore tout essouflée (bel euphémisme) de ma propre fin d'année au Collège, je m'apprête à écrire des cartes pour les profs de mes enfants. Pour leurs éducatrices. Pour la responsable de l'accueil au service de garde. Pour l'orthophoniste de ma fille. Pour la grande éducatrice de mon fils, ma mère. Pour eux, parce qu'ils le valent vraiment. Pour eux, parce ce n'est pas vrai qu'ils ne font que leur travail. Ils font toujours plus que leurs simples tâches. Ils donnent tout leur coeur pour que les enfants soient heureux. Cela semble si simple. Et pourtant, tout est là.

Antoine de St-Exupéry avait bien raison de faire dire au renard, ami apprivoisé du petit prince, que l'essentiel était invisible pour les yeux. Non, vous ne lirez pas ici une liste de ce que les profs sont, font (ou ne font pas), représentent et incarnent, car ce ne serait toujours pas l'ombre de la réalité. Mirage des mots, aucun portrait, si fidèle soit-il, ne peut insuffler la force silencieuse de la vocation professorale. Parole de maman! 

Imaginez l'absurdité parfois de ceux qui affirment haut et fort ne pas donner un cadeau au professeur de leur enfant au primaire ou encore à l'éducatrice de la garderie, sous prétexte qu'ils ne font qu'accomplir ce pourquoi ils sont payés. Vous allez chez le coiffeur, vous êtes satisfait : vous laissez un pourboire. Vous allez chez l'esthéticienne, vous êtes satisfait : vous laissez un pourboire. Vous allez au restaurant, vous n'êtes pas satisfait : vous laissez quand même un pourboire, par politesse, courtoisie ou habitude.

Arrive la fin d'année scolaire. Expliquez-moi votre raisonnement logique pour clamer haut et fort que vous ne donnerez pas un cadeau, une carte, une fleur ou une pensée à l'enseignant de votre enfant. Celui-ci a reçu un service (en fait, tellement plus, mais ça, vous êtes malheureusement dans l'incapacité de le percevoir) durant plusieurs mois, n'est-il donc pas normal de témoigner un tant soit peu votre gratitude?

Voilà, c'est écrit, et ce, en réaction à des commentaires lus sur les réseaux sociaux. Halte aux esprits contradictoires! J'y reviendrai, mais la reconnaissance du coeur, elle existe encore, à mon plus grand bonheur. Merci.

Nota bene : dans une chronique ultérieure, j'aborderai le thème des cadeaux de profs, mais au secondaire.