16 décembre 2011

Un vendredi pas comme les autres


C'est vendredi. Un dernier jour d'école pas comme les autres. Dans quelques dodos, déjà, ce sera Noël. Pour l'instant, les lutins et les lutines n'ont pas encore préparé les cadeaux de mes enfants, hélas. Les papiers d'emballage n'ont pas encore remplacé les piles de correction. Je ne me sens pas du tout dans l'ambiance des Fêtes. Non, je suis encore tout imprégnée de l'atmosphère des murs d'école. Je repense à cet appel téléphonique d'une maman désemparée des échecs successifs de son fils en français. La même qu'ici, qui me fait étrangement penser à cela.

Ainsi donc :

De grâce, tout au long de l'année, mais surtout durant la période des Fêtes, ayez une pensée toute spéciale pour les éducateurs et les enseignants qui prennent soin de vos enfants, tous les jours, sans répit. Dites-vous que ces mêmes êtres humains ont signé de multiples contrats de gestionnaire d'évaluations, de discipline, de crises, de démotivation, etc. Pendant que vous travaillez comme des forcenés, je vous en prie, ne déversez pas votre trop-plein d'impuissance et de frustration sur les éducateurs et les enseignants. Ceux-ci, très souvent, sont également des parents. Ils comprennent davantage que tout ce que vous pouvez imaginer.

Quand vous ressentez une infinie désolation devant le découragement de vos enfants, ayez la force de leur insuffler le goût de l'effort et du travail bien fait. Soyez le flambeau, le relais de l'école à la maison. Tout commence par votre propre motivation, vos propres valeurs. Et même si les résultats académiques ne se concrétisaient pas tout de suite, dans l'immédiat, comme vous le voudriez, soyez donc patients. N'ayez crainte, les sacrifices de l'étude sont toujours récompensés. Vos enfants sont uniques et merveilleux, mais ne les surprotégez pas et surtout, ne les élevez pas au-dessus des autres, comme s'ils étaient des génies et des héros intouchables. Ils apprennent, avec tout ce qui s'en suit, des réussites comme des échecs, inéluctablement.

Dans la cadence de votre quotidien trop bien rempli, de vos rendez-vous, réunions et conférences, rappelez-vous à quel point le respect et la reconnaissance sont de mise. Imaginez que vous ne reconnaissiez pas ouvertement la compétence d'un collègue ou d'un directeur. Quelles en seraient les conséquences sur votre relation de travail, sur vos possibilités d'avancement? Maintenant, dites-vous que vous et moi, nous sommes des partenaires, des collaborateurs afin que votre enfant soit heureux. Oui, car un enfant heureux apprend mieux. Et savez-vous quoi? Un enseignant heureux en vaut deux. Ses compétences se multiplient, et tout le monde en bénéficie.

Une carte, un mot, un geste, tout peut changer, si vous cultivez le sens de la reconnaissance. C'est une question de bon sens! Voilà, c'est écrit, je peux aller dormir.