17 décembre 2011

Mea culpa

Bon, après avoir écrit mon dernier billet, Un vendredi pas comme les autres, j'ai ressenti une certaine amertume. Certes, la reconnaissance en éducation n'est pas monnaie courante, mais elle existe véritablement. Du coup, j'ai repensé à la dernière rencontre de parents. Une maman d'un élève de l'année passée est arrivée avec un cadeau. Son fils, lors de leur dernier voyage au Portugal, avait insisté pour m'acheter une bouteille de Porto (une boisson que j'aime bien), car il voulait que je sache à quel point je lui avais fait aimer le français. Selon ses dires, je l'avais sauvé, en quelque sorte, lui qui n'avait jamais apprécié cette matière. Dans la fatigue d'une longue soirée de parents, j'en avais les larmes aux yeux.

Ce seul geste valait plus que mille mots. Tant d'autres gestes d'élèves ou de parents ont été posés à mon égard, ce qui a fait en sorte que ma flamme pour l'enseignement a quelquefois vacillé, mais jamais ne s'est éteinte. Même quand je rêvais d'une vie à la maison avec mes trois enfants, une partie de moi réclamait haut et fort ma vie d'enseignante. Pour parler authentiquement aux jeunes, leur communiquer le goût des mots et de la réflexion, le goût des idées clairement exprimées et des rêves hautement colorés, je réussis à m'enflammer facilement! Avec un quelconque encouragement, j'avoue que ça me donne des ailes!