3 août 2011

Projet de documentation du quotidien X

2 août 2011.

Aujourd'hui, je sens vraiment le mois d'août, cette odeur si particulière d'été qui, peu à peu, laissera doucement sa place à la rentrée scolaire, puis à l'automne. Ce matin, en me réveillant, j'ai senti le besoin de (re)commencer la rédaction de listes. Je voyais mon désordre et en mon for intérieur s'amplifiait un horrible désarroi à la vue de tous les jeux et objets épars. Des listes, donc. L'Art des listes est toujours à recommencer dans mon cas. Tout ce qu'il me reste à faire avant la Rentrée. Déjà. Comme trouver une nouvelle garderie. Comme congeler des plats. Comme préparer mes cours. Comme prendre des rendez-vous pour les soins que je néglige. Comme acheter des vêtements aux enfants. Comme réparer le Frigidaire qui coule. Comme organiser les fêtes d'Angélique et Mathis-Antoine. Comme si et comme cela... Vous savez et vous comprenez. Tous et toutes sommes dans la même galère des temps résolument modernes.

Même à l'extérieur, l'air n'est plus le même. L'été s'achève déjà à grands pas. C'est peut-être pour cela que je ressens le besoin de « rapailler » ma maison, mon nid. Prête à me recroqueviller, à hiberner en quelque sorte.

À ma petite brocante privée d'hier, Angélique s'est trouvée une paire de patins à roulettes. Elle attend impatiemment le moment de les baptiser.

Après la tempête, la pluie et la tornade, le soleil se pointe enfin. Néanmoins, les nuages sont très présents, tellement gros et tellement beaux.

Autre trouvaille de ma brocante, pour moi cette fois-ci. Pas mon genre de lecture habituelle, mais je suis curieuse de lire cet ouvrage en diagonale, à moins qu'il me passionne vraiment dès la première page. On verra.


J'avais laissé traîner cette revue sur le comptoir, au grand bonheur de mon amoureux. La belle Isabelle Blais, la nouvelle égérie d'Elle Québec. Je crois que je n'ai jamais lu autant de qualités attribuées à une comédienne... L'équipe de la revue fut enchantée de la séance de photos en République Dominicaine, surtout que la Belle a volontiers accepté de montrer ses seins, même si selon ses propos son corps n'est vraiment pas parfait... Ouais. Elle peut bien dire cela. Corps de déesse, va! Après avoir vécu la maternité, elle affirme comprendre les femmes ayant quelques kilos en trop, car elles ont beaucoup d'autres priorités que de se préoccuper de leur corps. Ah oui! ça, je comprends tout à fait. Elle affirme également que les femmes doivent accepter leur corps au travers tous ces changements, mais elle n'aura pas d'autres enfants, car le sien en prendrait tout un coup, encore une fois. Elle n'avait pas parlé d'acceptation? Là, je ne la comprends plus. Le métier d'artiste, j'imagine. Tout doit être parfait dans le meilleur des mondes, sans plis ni minimes bourrelets.

Sur la page de couverture, je fus attirée par le gros titre : 100 façons d'aimer son corps, ou quelque chose du genre. Déception. Rien du tout. Douteux... De toute façon, rares, très rares sont les femmes qui se trouvent vraiment belles, et ce, tout le temps. La véritable beauté est davantage une perception positive de notre être global, tant extérieurement qu'intérieurement. Cette perception est tellement changeante. Il faut donc s'y faire.

On voit nos défauts (amplifiés par le miroir de notre jugement) plutôt que nos qualités (trop souvent oubliées ou mal aimées). Voilà pourquoi les chirurgiens ont tant de travail depuis quelques années. Les femmes ont maintenant la possibilité de jouer avec leur corps, de la même manière que les scientifiques avec la génétique des humains et de notre alimentation. Gros débat. Ce sera pour une prochaine fois...

Arrêt à une boutique qui fera rêver mes enfants...

Cris de joie!

Angélique hésite entre une thématique de Fraisinette, Hello Kitty ou les Princesses.


Le choix n'est finalement pas difficile : les Princesses ont gagné haut la main!

Principale destination de la journée : IKEA. Les filles sont tellement heureuses de s'amuser dans la grande salle.

Puisqu'il est quand même rare que je sois dans les magasins avec ma caméra, j'en profite un peu..






Collation avec Mathis-Antoine : une délicieuse brioche à la cannelle

Quelques achats pour la salle de défoulement collectif (salle de jeu).

Les fleurs de grand-maman Odette sont tellement belles! On dirait qu'elles me souhaitent la bienvenue avec leur parfum enivrant...






Grand-maman Odette tient une garderie familiale depuis très longtemps. Nous en avons profité pour aller dire bonjour à ses petits amis... et dîner avec eux! Au menu : des boulettes et des patates suédoises! ;-)


Les grands sapins ne meurent pas, surtout sur la rue des anges...

Avant de repartir à la maison, j'achète des fraises...

... et quelques glaïeuls.

Fatiguée, je le suis, mais le ciel et les nuages me tirent de mes soucis au volant.





Les enfants n'ont pas fait la sieste. En arrivant à la maison, Mathis-Antoine ne voulait absolument rien savoir de son lit. J'ai capitulé. Nous sommes partis au Costco. Comme vous pouvez le constater, ma liste était très longue, puis comme c'est le cas dans ce genre de magasin, on se crée parfois quelques besoins...

Retour à la maison : j'ai eu droit à des remontrances pour les quelques dépenses de la journée. (formulation très politiquement correcte dans les circonstances qui font que ma soirée fut peu agréable...)

Deuxième soirée pour Mathis-Antoine dans son nouveau lit. Toute une transition! La méthode la plus efficace serait semble-t-il de le laisser pleurer jusqu'à ce qu'il soit épuisé. Pas mon truc, désolée! J'essaie toutes les formules avant celle-là. Ce soir, je reprends les douces berceuses que j'ai souvent répétées avec amour. Lorsqu'il avait à peine un an, puis que je chantais C'est la poulette grise, qui pond dans l'église, elle va pondre un beau petit coco, pour Mathis-Antoine qui va faire dodiche, elle va pondre un beau petit coco, pour Mathis-Antoine qui va faire dodo, dodiche dodo..., chaque fois, il me répétait inlassablement le mot coq. Bêtement, je lui répondais que je ne connaissais pas une chanson de coq ou je lui inventais une chanson farfelue de mon cru. Ce soir, j'ai enfin compris mon fils! Je sais, c'est tellement simple, c'est moi qui ne suis pas très vite! ;-) En remplaçant son nom par coq, il fut le plus heureux du monde de constater que j'avais enfin allumé! Après une dizaine de poulettes, il plongeait sereinement dans le merveilleux monde des rêves. Et moi, malgré toutes mes bonnes intentions afin de diminuer les éléments de ma liste, je plongeai également dans un profond sommeil, jusqu'à ce que les enfants me réveillent durant la nuit...