31 août 2011

L'enfance éphémère


Ce matin, j'étais triste de savoir que je ne serais pas avec ma fille pour sa première rentrée scolaire. Néanmoins, papa serait là. Après avoir pris quelques photos pour immortaliser ce moment, je me penche vers elle et sens les larmes monter dans mes yeux...

- Maman, ne pleure pas, ça va bien aller.
Mon regard s'embue davantage...
- Maman, j'te dis d'arrêter de pleurer. Ça va bien aller à l'école. Et toi, tu vas bien t'amuser avec tes élèves. Ils vont t'aimer. Si t'es gentille avec eux, ils seront gentils avec toi!

Vous ne pouvez pas imaginer le bien que ma fille m'a fait en quelques secondes. Déjà, son indépendance, son assurance et sa confiance sont si marquées et me chavirent. Je ne peux que me réjouir de la savoir heureuse et bien dans tous les changements qu'elle vit, mais d'un autre côté, mon coeur de mère aurait tant aimé la garder encore très longtemps dans le monde candide de l'enfance... Tout s'envole si vite, on a beau se le répéter, mais on ne s'y fait jamais, je crois. On a beau savourer tous les petits moments et se dire qu'ils ne reviendront jamais, l'avenir arrive toujours trop vite, sans crier gare, sans que l'on ait le temps d'apprivoiser intérieurement toutes ces petites métamorphoses qui font que la vie est éphémère...