21 juillet 2011

Histoire de ménage


Nota bene : Pour une lecture rapide, sans tranche de vie, passez au vif du sujet à partir du MAIS.

Comme je l'ai mentionné dans mon dernier billet, j'ai commencé avec beaucoup d'enthousiasme la lecture du livre Faire le ménage chez soi, faire le ménage en soi. C'est incroyable toutes les découvertes, prises de conscience et illuminations personnelles que m'apporte cet ouvrage, au sujet pourtant si simple et si anodin. Cet après-midi, pendant l'heure de la sieste des enfants, Angélique et moi lisions dans le salon.

- Maman, qu'est-ce que tu lis?
- Un livre sur le ménage.
- Tu ne sais pas comment faire?
- Bien, je voudrais mieux le faire.
- Pourquoi on n'a plus de femme de ménage?
- Tu le sais, parce qu'elle avait été impolie avec maman et...
- Je sais, elle n'était pas contente des produits que tu achetais...
- C'est ça...
- Maman, il en faut une autre. Tu n'as pas le temps de faire le ménage, c'est trop long.
- Je sais, mais maman veut apprendre à aimer le ménage, c'est important...

Silence absolu. Aucune autre question ni réplique. Ma fille replonge dans son livre de Walt Disney. J'ai soudain un vague souvenir de mon père qui veut me montrer, en nettoyant les chaises de la cuisine, que le ménage, il faut apprendre à aimer le faire... Papa, cela m'aura pris plusieurs et longues années avant que tes leçons portent fruit. Et dire qu'on voudrait que les résultats de l'éducation soient visibles et concrets, le plus rapidement possible, sans quoi on se décourage et parfois, baisse les bras, de même que tout le corps, l'esprit et le coeur.

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Ainsi, il y a quelque temps, lorsque j'ai recommencé à travailler, nous avons congédié notre femme de ménage. Cela faisait plusieurs fois qu'elle était d'humeur désagréable, pour plusieurs raisons, dont celle que les produits biologiques (entre autres) que j'achetais ne lui convenaient guère, ou ne sentaient pas bons, ou ne lavaient pas bien comme les vrais produits de marque. C'en était trop. Je n'avais pas le temps de faire le ménage comme je le voulais, la maison était en vente, mais j'avais décidé de reprendre le contrôle sur toutes les corvées. Contrôle est un bien grand mot, j'en conviens.

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Ce soir, en poursuivant ma lecture des plus passionnantes, j'ai eu une révélation qui m'a littéralement bouleversée. À la maison, nous avons une grande douche en céramique et j'ai acheté beaucoup de produits très dispendieux pour faire partir les taches des joints et quelques moisissures. Des produits aux odeurs nauséabondes, des produits qui me brûlaient même la peau au contact. Horrible. Les résultats n'étaient même pas concluants. Efficacité quasiment nulle. Pourtant, les vendeurs ne jurent que par ces produits.

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MAIS. Dominique Loreau, ma muse du ménage, mentionne à quel point nos maisons contiennent beaucoup trop de produits chimiques qui, bien souvent, sont peu efficaces. Elle explique qu'avec quelques produits simples, naturels et économiques, comme le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude et un peu d'huile essentielle, on peut faire des miracles! Eh bien! pour les douches en céramique, elle mentionnait qu'un peu de vinaigre blanc suffisait à tout remettre à neuf. Intérieurement, je me disais que ce ne pouvait être si simple, si facile, si miraculeux. Et si c'était vraiment efficace? J'ai donc sorti du garde-manger la bouteille de vinaigre blanc Great Value (au coût de moins de trois dollars) et je suis allée en asperger ma douche, puis ai frotté un peu (pas trop, les enfants étaient tous couchés et ma brosse faisait un bruit d'enfer). Les saletés s'enlevaient aisément, à ma grande stupéfaction. Il me m'en fallait pas plus pour me révolter : combien de produits achetons-nous, des produits qui coûtent cher, des produits qui polluent, quand nous pourrions utiliser des nettoyants tout à fait naturels? C'est fou, fou, fou. Et ce n'est pas tout, je compte bien changer plusieurs de mes habitudes en matière de ménage. Ce n'est que le début. À suivre.

Bon, j'ai le sentiment d'avoir écrit une chronique de propagande... Et pourquoi pas? Une petite histoire de ménage pourrait peut-être révolutionner le monde, le mien en tout cas. Tranche de vie, tranche de ménage. Après tout, qu'on le veuille ou non, ça nous concerne tous (ou toutes)!

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