8 mars 2011

Journée de la Femme


Les enfants ne dorment pas, non, ce n'est surtout pas la sieste, mot banni du vocabulaire familial, c'est plutôt l'heure du repos. Mathis-Antoine, lui, dort profondément, mais les filles, elles, se reposent paisiblement, pendant que je prends un peu de temps pour moi, en lisant quelques-uns de mes blogues préférés, en prenant un tantinet le pouls de la planète dans la cyberpresse... Au Vol des mots, je lis les idées et les pensées toujours aussi justes d'Étolane, puis je prends conscience à quel point ce sont définitivement celles dont j'avais besoin pour que cette journée de la Femme (centenaire, je ne le savais point) soit mémorable et ait du sens à mes yeux. Son regard lucide sur la féminitude me touche et me rejoint dans mes convictions profondes. La beauté de son billet change littéralement la texture de cette journée spéciale. À lire absolument.

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Célébrer la Journée de la Femme, c'est apprécier et être reconnaissant(e)s envers toutes les femmes qui ont pensé et osé des changements autour d'elles pour améliorer le sort de leur communauté et par le fait même de l'humanité.

Célébrer la Journée de la Femme, c'est remercier les hommes qui respectent infiniment les femmes et leur confèrent la plus haute importance dans leur existence, au travail comme à la maison, en leur donnant tout simplement pleine confiance en ce qu'elles sont, envers et contre tous, envers et contre toutes.

Célébrer la Journée de la Femme, c'est savoir pertinemment, en son for intérieur, qu'il est essentiel de se sentir pleinement souveraine de sa destinée et de ses choix de vie, quels qu'ils soient.

Célébrer la Journée de la Femme, c'est faire preuve d'humilité devant le travail quotidien des femmes qui éduquent et soignent les enfants, dans tous les coins du monde, dans des conditions parfois inhumaines.

Célébrer la Journée de la Femme, c'est valoriser et encourager toutes celles, de plus en plus nombreuses, qui croient que rester à la maison n'est pas un signe de régression pour la femme ou pour le féminisme, mais bien un choix de vie personnel qui mérite pleinement respect et reconnaissance de la société.

Célébrer la Journée de la Femme, c'est aussi parfaire la difficile et épineuse question de la conciliation travail-famille, peut-être l'une des plus grandes contradictions de notre époque. Force est de constater que les femmes ont le vif désir de s'accomplir pleinement à la fois au travail et au sein de leur famille. Bien que de nombreux efforts aient été faits en ce sens, le chemin à parcourir pour établir un bon équilibre est encore long et périlleux. Les liens qui tissent la texture de nos vies accélérées sont fragiles.

Célébrer la Journée de la Femme, enfin, c'est tout simplement, dans toute notre fragilité, notre sensibilité et notre humanité, se prendre par la main et le coeur, pour rêver et oser un monde meilleur, car nous le savons bien intérieurement : toute la beauté du monde, nous la façonnons depuis le début des temps...

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Nota bene : S'il est une Journée de la Femme, serait-ce dire que les 364 autres jours de l'année sont réservés aux hommes?

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Petit tour de blogosphère...
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