21 décembre 2014

Bonne chance, vous avez écrit?


Je vous souhaite un heureux Temps des Fêtes,
moments de paix & de plénitude saupoudrées de magie...

Comme beaucoup d'enseignants, en ce début des vacances de Noël, je suis très préoccupée par la position du gouvernement en matière d'éducation. À cet effet, il a été proposé notamment de hausser le nombre d’heures travaillées par semaine et surtout d'augmenter le nombre d’élèves par classe

Connaissez-vous un médecin, un comptable ou un avocat qui accepterait davantage de patients ou de clients, et ce, sans augmentation de salaire? Évidemment, non. Alors, pourquoi demander aux enseignants du primaire et du secondaire de travailler avec plus d'élèves (pour la plupart avec des difficultés d'apprentissage) sans augmenter leur salaire? Le gouvernement manque définitivement de courage et fait preuve d'une incommensurable lâcheté lorsqu'il s'attaque à l'éducation et à la santé plutôt qu'aux grandes institutions et entreprises, qui engrangent des profits annuellement.

Je lisais récemment une excellente chronique du journaliste Mathieu Bock-Côté, L'école, une usine comme les autres?, qui expliquait justement ce pourquoi elle était tout sauf cela. Cependant, vers la fin de son texte, il souhaitait bonne chance aux enseignants. Or, il nous faudra beaucoup plus que de la chance pour améliorer la situation dans laquelle nous sommes plongés. Pour que les vents changent en notre faveur, il faudrait que des journalistes, des artistes et bien sûr des politiciens, par leurs discours et leurs actions, soulèvent suffisamment l'indignation des Québécois pour que nous arrêtions les scandales en éducation. 

Lors du printemps érable, quand le gouvernement a voulu augmenter les frais de scolarité dans les universités, tous se sont insurgés contre cette mesure et tous ont brandi slogans et casseroles pour exprimer leur désaccord dans les rues de la cité. Hélas, en ce qui concerne la hausse du nombre d'élèves par classe, peu de citoyens se sentent concernés et lorsque je lis que ce dont nous avons besoin, c'est de la chance, cela me désole. Nous connaissons et déplorons tous la situation actuelle, alors trouvons ensemble des solutions afin de nous libérer du joug libéral qui affaiblit considérablement l'éducation. Cette dernière ne concerne pas seulement les élèves et les enseignants, mais bien l'ensemble de notre nation. Qu'en pensez-vous?


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« Quiconque ne rattache pas le problème de l'éducation à l'ensemble du problème social
se condamne à des efforts et à des rêves stériles. »
Jean Jaurès

« Quand nous serons tous assez indignés, nous serons invincibles. »
Lise Payette, chronique Le droit à l'indignation, le vendredi 19 décembre 2014

Un dernier verre avant la guerre : Chin, chin, sympathiques lecteurs!

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Lu et beaucoup apprécié pour les petits : Le Père Noël ne sait pas dire non d'Andrée Poulin & pistes ludiques sur un nouveau blogue, Les mots-dits. 
Suggestions de lecture, par ici.

Petite note à moi-même : Quelques jours avant Noël, une visite à la bibliothèque municipale est formidable, surtout pendant que tous se ruent dans les boutiques. Mes librairies préférées peuvent bien attendre quelques jours.