22 décembre 2013

Tranches de vie et de rêve

Il neige, il grêle, c’est comme si des milliers de flocons cognaient à la porte de la maison. Vendredi, l'heure des vacances a enfin sonné. Un repos bien mérité pour tous. Petite, les vacances de Noël, je les imaginais toujours très longues. Le temps s'étirait et s'allongeait indéfiniment. Aujourdhui, c'est un peu différent. Deux semaines, c'est si peu pour réaliser tout ce que je voudrais. Mon objectif? Ralentir la cadence. Samedi, outre le ménage et toutes les obligations, je me suis permis de faire la sieste avec mon fils, poursuivre la nouvelle série des Mystérieuses Cités d'or, commencer un autre film de prof et rêver des films historiques, mais surtout romantiques… Cette semaine, il faut croire que j'ai vraiment 13 ans dans ma tête. La cuisine et tous les arômes enchanteurs des Fêtes, ils peuvent patienter un peu. Certes, les enfants ont concocté des biscuits au pain d'épices, mais tout le reste, ça attendra, quand le coeur y sera. 

Rosie, notre vieille chatte (déjà), est sur le point de mettre bas. Elle se traîne un peu partout dans la maison, cherchant un nid pour ses petits, mais les lits, hélas, demeurent ses lieux de prédilection. La maison est calme en ce dimanche matin. Pour une rare fois, je peux écrire tranquillement sans le bourdonnement des demandes et des peccadilles enfantines. Cette trêve me permet de rêver.

Dans mes rêves les plus fous, je conjugue parfaitement le temps à l'indicatif présent. Je m'imagine le jour sur une île paradisiaque, et ce, toute seule. Une solitude pleinement assumée et désirée. Une toute petite semaine à lire sur la plage, sentir le souffle chaud de la brise du Sud sur ma peau, imaginer mille et un scénarios bucoliques, boire des elixirs magiques et marcher des heures pour méditer ma vie, penser 2014 en douceur. Le soir venu, je me téléporte dans une petite chaumière au Pôle Nord dont l'odeur de l'âtre embaume les pièces. Une boisson chaude et une grande couverture, voilà tout ce dont j'ai besoin pour me blottir dans un vieux canapé. J'entends les murmures de quelques lutins coquins concocter des plans divins. Sur un vieil écran, je passe en boucle la nuit durant tous les films que je n'ai pas eu le temps de voir ou de revoir. Mon coeur et mon âme se mêlent par procuration aux vies des autres. Je ris et je pleure souvent. Enfin, après tant d'émotions, je reviens le coeur heureux dans ma maison. Et là, le temps des Fêtes peut vraiment commencer pour que je puisse pleinement en profiter. 

Bon dimanche!
Je vous souhaite aussi du rêve au coeur de l'écrin du quotidien...