27 mai 2013

La ronde (dés)enchantée des lectures


Depuis toujours, les livres font partie de ma vie. Du tout mon coeur, je veux que mes enfants les aiment, les lisent, les regardent, les admirent et les rêvent... Avec ardeur, je tente de les faire apprécier par mes élèves. Avec trois petits aux âges différents, il n'est pas toujours facile de satisfaire tous les goûts (imaginez avec une bande d'adolescents!). C'est pourquoi, depuis quelque temps, j'avais laissé de côté la lecture du soir. Grave erreur, car les enfants étaient habitués à cette routine. L'histoire avant le dodo calme et rassure, l'histoire du soir éveille les douceurs et apaise les tourments, tout comme une chanson murmurée par maman...

Maintenant, chacun a droit à son histoire. Chacun écoute celle de l'autre. Le hic, c'est que depuis qu'Angélique lit, je ne peux plus me permettre de changer le texte des livres. Quel plaisir je trouvais à changer les mots (parfois trop difficiles), les noms des personnages (trop habituels), les répliques (trop plates) des dialogues, etc. Souvent, je changeais carrément l'histoire selon les images et j'inventais des mondes parallèles. Tout se jouait dans mon intonation. Le comble du bonheur de mes petits était sans aucun doute quand je faisais parler les personnages en disant quelques phrases... parfois un peu loufoques. Fous rires garantis! Depuis que ma grande sait lire, je dois cependant m'en tenir aux lettres, aux mots et aux phrases des livres, ô êtres suprêmes. « Tu n'as pas le droit de changer le texte, maman! » Et si j'ose utiliser un pronom féminin au lieu d'un pronom masculin, gare à ma réputation de lectrice du soir! 

Après la lecture du trépidant bolide Flash McQueen, de la candide Fée des fleurs (version années 70, ancêtre de Fraisinette) et de la petite Poucette (version revisitée, non améliorée), ma grande m'a clairement demandé de lui lire la « quatrième de couverture ».

- Tu sais ce que c'est mon amour, vraiment?
- Voyons, maman, tu comptes à partir de la page de couverture, puis au verso, puis à la fin, nous en sommes à la quatrième! Tu comprends? C'est facile! me dit-elle promptement.

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Pour tous ceux et celles qui, oeuvrant dans le monde fabuleux de l'éducation, croient que la fin de l'année est imminente, vous avez raison. Il n'en reste pas moins que le sort n'en est pas encore jeté, que tout reste à jouer et que le coeur à l'ouvrage est encore de mise! Tant que la dernière cloche n'aura pas sonné, les vacances ne seront pas commencées! Allez, travaillons fort, pui visons l'excellence et le dépassement! On visualise l'image de la montagne, qui symbolise tous nos efforts quotidiens pour atteindre le sommet, celui de la réussite. Beau discours, hein?

J'envoie un petit souhait dans l'univers, celui que ma fille présente demain une excellente communication orale dont le sujet est sa chambre. Je me suis commise à la repeindre en bleu pâle cet été (sa chambre, pas elle), car le rose et le jaune, il semble ce ne soit plus tendance à six ans et demi! Le bleu, c'est vraiment cool!


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Formidable découverte du jour : Stromae
Alors, on l'écoute et on danse?