23 décembre 2012

Joyeuses Fêtes!


Les vacances sont enfin arrivées... et la neige aussi! Le glas de la fin du monde n'a pas encore sonné, mais la fin d'un monde est d'ores et déjà commencée. Le monde est sens dessus dessous, qu'on le veuille ou non. 

Pour ma part, je suis enfermée dans ma maison avant Noël. Eh oui! les cadeaux sont déjà achetés depuis fort longtemps. Je m'étonne moi-même, mais en fait, je n'ai aucun mérite, car les seuls présents que l'on donne sont ceux des enfants. Après tout, Noël, c'est la fête des enfants. Quand on est grand, on s'achète ce que bon nous semble et n'avons pas besoin d'attendre, non?

Ainsi donc, dans ma maisonnée, nous préparons doucement Noël. Le ménage, le lavage et le classage laisseront lentement la place au plaisir de cuisiner, jouer, chanter et danser.

D'ici là, il y aura une autre visite à la clinique pour une autre otite, puis bon nombre de différends entre les enfants et-ou entre les parents. C'est la vie qui va. C'est la vie avec ses hauts et ses bas, surtout ses bas ces temps-ci. Comme si la fin du monde se jouait à chaque instant, avec son lot de larmes et de cris. Un temps meilleur arrivera, sans aucun doute.

D'ici là, je prierai le Ciel, les anges et les archanges de prendre bien soin de ma grand-maman qui, pour la première fois depuis sa naissance, il y a 92 ans, s'est rendue à l'hôpital en raison d'une pneumonie. J'allume de petites étoiles dans mon coeur pour que brille sa guérison. 

D'ici là, j'essaierai, comme hier, entre deux brassées ou deux fournées, de voler du temps pour lire. Lire pour moi, lire pour le plaisir. Exit lire pour apprendre, lire pour évaluer, lire pour comprendre. Juste lire pour contempler les mots, les phrases, les idées qui s'enchainent. Hier, je relisais Siddharta d'Hermann Hesse. Doux bonheur renouvelé après plusieurs années. Faut récidiver. Question d'équilibre pour mon âme.

D'ici là, je terminerai mon troisième sapin! Le vrai, le seul et l'unique qui embaume ma cuisine et ma maison. Peu importe que le plancher soit jonché d'aiguilles; la seule odeur du pin m'enivre. Vraiment. Ça ne me prend pas grand-chose. Ajoutez à cela un bon verre de vin et ma joie est totale.

Joyeuses Fêtes, passants fidèles ou fureteurs du jour, je pense à vous fort fort!
Merci d'être là.