13 octobre 2012

Une fée frivole

Source inconnue

Puisque le bonheur n'existe que s'il est partagé...
Anthropologie

Briller, je voudrais que ce soit comme elle :
French Essence
Quelle parure!

Idée géniale avec les feuilles d'automne :
  Artful Parent

Deux livres pour les enfants qui m'appellent :
Design Scouting
Le signet des enfants

Magnifiques cartes d'Halloween :
Wit & Whistle

Un autre film sur ma liste :
Tout autour de moi

Un espace de travail blanc et rose, j'adore :
The Pink Pagoda

Take it slowly!
Beauty that moves

Une grande étape franchie pour ma chère amie :
Mon Marathon

Octobre file à toute allure. Tout juste les vêtements de l'automne achetés et à peine usés, je dois maintenant et rapidement songer à ceux de l'hiver. Vite, car nos vitres seront bientôt des jardins de givre. Ce matin, folie passagère, moi et M. avons décidé de nous rendre à Lake Placid avec les enfants, pour voir les couleurs, pour profiter du beau temps. Cependant, chaque fois qu'on brise les routines, on en paye toujours le prix. Les enfants sont encore trop jeunes pour être en pleine forme toute la journée. On voudrait faire des excursions et des escapades, mais le temps joue contre nous. Finalement, la sortie, qui devait se poursuivre jusqu'à demain, s'est terminée en fin de journée, avec en bonus une crise à l'épicerie. Jadis, il n'y a pas si longtemps pourtant, les filles poussaient chacune leur petit panier, puis mon fils se laissait gentiment promener dans le grand chariot. Aujourd'hui, il voulait absolument faire comme ses soeurs, mais j'ai refusé. Ô malheur à la maman qui dit non à son grand. Plus tôt en après-midi, pendant qu'on cherchait une toilette pour le changer (oui, encore), il me dit :

- Maman, c'est moi l'adulte, alors tiens-moi la main. 

C'est fou comme il me serra la main fort, pour me montrer toute la force qui l'animait. J'ai joué le jeu quelques instants, mais quand je lui fis prendre conscience que c'était lui qui devait être changé, il réalisa qu'il était vain de vouloir être le plus grand...

Pour honorer les couleurs de la saison, Marianne portait une robe, des collants et une veste aucunement agencés. Elle brillait de mille tons à l'instar d'un arc-en-ciel. J'ai lâché prise, or je la laisse choisir les vêtements qu'elle préfère, même si cela souvent m'exaspère.

Angélique, elle, réfléchit et philosophe. Elle se pose mille et une questions.

- Maman, je sens mon coeur battre.
- Eh oui! c'est parce que tu es en vie mon amour!
- Si on dit que les méchants n'ont pas de coeur, comment se fait-il qu'ils soient encore en vie?

De surcroît, à mon plus grand bonheur, elle commence à lire aisément. Après une première communication aux parents plus que satisfaisante, je suis très fière de ses progrès. Quelle joie de la voir lire, entre autres, Mila joue aux fées. Parfois, elle triche et change les mots selon les images, mais je la ramène à l'ordre.

- Le jardin... de fleurs...
- Non, Angélique, c'est écrit le jardin fleuri...
- Voyons, maman, c'est la même chose! Quand même, merci d'être ma professeure à la maison!

Professeure et maman zen à la maison, c'est ce que je souhaiterais être pour mes enfants, afin que le temps s'arrête, qu'il ne file pas à toute allure. J'ai tellement l'impression qu'il me glisse entre les doigts. Stoppez les machines, Dieu du Ciel, que tout ralentisse quelques instants. J'entendais cette semaine un artiste mentionner qu'il était un joyeux pessimiste, car faut mieux être joyeux aujourd'hui, car demain sera pire dans l'état actuel des choses. Je ne sais pas si j'ai envie de m'associer à ce genre de pensée, mais quoi qu'il en soit, si le monde autour de moi tourne fort et mal, c'est à moi seule de freiner la cadence de cette vie qui s'affole, qui s'envole telle une fée frivole.

***

Petite et frivole note : Depuis ce matin (et même hier), je ne cesse de penser aux Muses qui sont présentement en escapade d'octobre. En reprenant mon petit cahier offert par M., j'ai pris quelques minutes pour coucher sur papier toutes sortes d'idées et de pensées. Les Muses, je m'ennuie de vous et espère que vous passez du temps de qualité. En fait, je sais que votre temps créatif vous nourrit l'âme et l'esprit. L'an dernier, mon dessein était de me recentrer, de me connecter à mon centre, à mon coeur. Faire taire mon côté rationnel trop fort. Atténuer les marques d'un intellect surchauffé qui analyse et dissèque tout. Faire jaillir une source, si petite soit-elle, de créativité. J'y suis arrivée, non sans beaucoup de pleurs. J'y arrive encore, mais difficilement. Pas comme je le voudrais. C'est peut-être le travail de toute une vie.