25 juin 2012

Lettre outre-mer

À vous trois, là-bas, en Europe,

J'avais parlé d'écrire quelques mots sur mon blogue afin de vous donner des nouvelles de la famille. Eh bien! en voici quelques-unes avant que je reprenne le dur labeur « correctionnel ». Non, je n'ai pas encore terminé mes corrections de lecture, d'écriture et de grammaire. J'ai beau me lever très tôt, mais les enfants doivent entendre mon crayon rouge sanguinaire se déchaîner, alors ils se réveillent, eux aussi, dès l'aurore aux doigts de roses... Mais je tiens bon, je ne perds pas courage, même si parfois je m'enrage un peu devant mes interminables piles. 

Je crois que c'est la première journée, depuis notre déménagement, que j'ai un peu de temps pour défaire des boîtes de livres et placer quelques bibelots. Évidemment, j'avance à pas de tortue, mais je me console en me disant que les vacances sont imminentes! Je suis songeuse, je pense aux déjà aux romans que je ferai lire à mes futurs élèves. Je me fais un plan de match : commencer l'année avec la mythologie grecque (L'Odyssée), ensuite le monde romain (L'Affaire Caïus), puis le Moyen Âge (Les Pèlerins maudits). Enfin, un récit policier (Rouge poison), un roman québécois (Le Trésor de Brion) et... une bande dessinée! À cet effet, j'ai le goût d'innover et de faire lire Le secret de la licorne. En passant, si vous allez faire un p'tit tour en Belgique, pensez à me rapporter un petit je ne sais quoi de Tintin, le petit journaliste belge! (Nota bene pour moi-même : je songe également à faire lire L'île au trésor ou Le comte de Monte Cristo). Plus que jamais, la lecture et la culture sont essentielles.*

Cet après-midi, Angélique fut enchantée de recevoir un appel téléphonique de sa meilleure amie de la maternelle, Orianne. Elle fut invitée à jouer chez elle. Hourra!

À la maison, les petits se chamaillent pour prendre Rosie. Mathis-Antoine ne comprend pas encore qu'un chat n'aime pas qu'on le prenne par la queue (contrairement à d'autres espèces) et qu'on lui tire les pattes. Marianne combat encore et toujours pour ne pas faire une sieste, même si elle est extrêmement fatiguée. Elle se déguise en princesse, en girafe ou en Fée clochette, selon ses humeurs. Souvent, elle pleure pour obtenir toute notre attention. Soupirs.

M. a commencé à placer la maison. J'ai tellement besoin de son aide, car seule, je n'y arriverai pas. Pour l'instant, je suis tellement déçue de ne pas avoir invité personne, mais rien n'est comme je le souhaiterais. Trop de choses sont encore accumulées un peu partout, à l'intérieur comme à l'extérieur. Les filles ont tellement hâte d'avoir une « belle » chambre de princesse, mais pour l'instant, elles n'ont que des fragments de la vie de château! 

Et moi, je suis simplement heureuse de voir et sentir les quelques fleurs de mon parterre, puis d'enlever quelques mauvaises herbes. Le tracteur ne fonctionne toujours pas, mais M. a contacté John Deere. Celui-ci viendra nous visiter en personne! Incroyable, non? ;)

Sur ce, je retourne à mon devoir professoral...
Délai quasiment expiré oblige.

Je vous aime,
Isabelle

* Post-scriptum : Merci de m'avoir donné La Presse. J'ai lu d'excellentes chroniques, dont celle de Foglia, Starbuck, qui m'a beaucoup interpelée. À suivre. J'ai même appris que Jacynthe René, dans sa belle maison ancestrale à La Prairie, aurait écrit un livre sur le bonheur et l'importance de le construire dans la simplicité. C'est donc pour cela que je la voyais souvent au Partage! :)