31 décembre 2011

Dernier billet de l'année


Quand les mots ne suffisent plus, la musique parle.
Hans Christian Andersen

Bon, je vous le dis tout de suite, ce billet n'est pas celui où je vous ferai part de mon bilan, de mes résolutions ou encore de mon mot-phare, non. Tout se bouscule dans ma tête depuis les derniers jours et l'heure n'est pas encore à l'écriture, mais plutôt à la réflexion, même si, ironiquement, mon mot 2011 est, pour encore deux petites heures, action! Ah! si vous saviez, chères blogueuses, comme j'aime voler quelques minutes au temps pour vous lire. Comme vous êtes inspirantes! Vos mots sont vibrants de belles intentions et donnent des ailes!

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J'ai passé une grande partie de la journée à l'hôpital Ste-Justine avec Angélique. Elle souffre d'une cellulite péri-orbitale, c'est-à-dire une infection du contour de l'oeil, qui aurait pu dégénérer en cellulite orbitaire (plus grave et lourde de conséquences). Puisque nous l'avons traitée rapidement (en essayant toutes les saveurs d'antibiotiques), tout se passe très bien. Je veille et la protège avec mes ailes lumineuses de l'espoir, mais surtout de l'amour. Mon coeur de mère sait que le pire est passé. Merci la vie.

Encore une fois, j'ai été témoin de la compétence et de la gentillesse des anges humains; les infirmières et les médecins. Avec douceur et bonne humeur, intelligence et diligence, ils prennent soin des enfants. Le système de santé étant ce qu'il est, ils font des miracles au quotidien. Des anges gardiens, des êtres courageux pour qui le fait de donner n'est jamais calculé. Je les admire. Adolescente (pendant un très court instant), je rêvais d'être médecin. Je ne sais si j'aurais eu tout le courage qu'il faut, mais au moins, je sais que j'aurais été entourée de gens de coeur.

Durant les heures d'attente, j'en ai pleinement profité pour admirer le bleu des yeux de ma fille, lui souffler des mots doux à l'oreille, lui apprendre à lire, jouer à roches-papiers-ciseaux, faire toutes sortes de petites folies... Entre les murs de Ste-Justine, j'ai senti tout l'amour qu'un parent porte en lui pour son enfant. L'être fragile dont nous prenons soin, quand il est malade, a besoin de mille et une attentions que le quotidien ne nous permet pas toujours de donner. L'être fragile qui nous habite, aussi, craque, fond, ramollit, pour notre plus grand bonheur. L'armure a souvent besoin d'être remuée pour mieux protéger ensuite.

Merci la vie, car dans cette épreuve qui marque la fin de mon année 2011, je suis remplie de reconnaissance pour tout. Pendant qu'Angélique dort et que la guérison poursuit son chemin, je pense à tous les verres de champagne qui cognent, un peu partout dans le monde, et des bulles de bonheur m'envahissent. Chin! Chin! Où que vous soyez, célébrez, la vita è bella!

Angélique, pendant le moment du bain, avec toute la douceur du monde, m'a dit que pour 2012, elle me donnerait beaucoup de bisous et que papa me donnerait beaucoup de fleurs! Où est le champagne? Ça sent les bulles de bonheur!

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Nota bene : Ma maison est vraiment vendue. Pour de vrai, là. Merci St-Joseph. Et là, ce sera dans une autre histoire... de saint! ;)