10 novembre 2011

Je suis troublée.

En ce moment, je suis troublée par certains portraits de mes élèves : troubles envahissants du développement, troubles déficitaires de l'attention avec ou sans hyperactivité et impulsivité, troubles de dyslexie-dysorthographie, déficiences langagières, troubles d'accès lexical, retards phonologiques, lacunes dans le développement du langage, troubles anxieux, Asperger, déficits d'attention, faiblesses de la mémoire de travail auditivo-verbale, visuo-spatiale, etc.

Je suis troublée, car depuis mon retour en enseignement, il me semble que le monde de l'éducation a complètement changé. Radicalement. Des rapports neuropsychologiques comme ceux que je lis, cette année, c'est carrément troublant! Je n'aurais jamais cru que tant d'élèves avaient besoin de mesures d'adaptation. Je ne sens pas suffisamment outillée et formée pour aider tous ces jeunes qui nécessitent un soutien continu. Pendant que des élèves sont prêts à aller plus loin dans la matière, d'autres ne comprennent pas de simples consignes de base. Je m'épuise et m'impatiente à répéter, reformuler et tenter de trouver mille et une astuces pour faire comprendre la matière.

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Le travail et l'étude sont maintenant deux vertus peu connues des élèves, croyant que la science et la connaissance se déversent directement dans leur esprit sans le moindre effort. Évidemment, conjuguer un verbe, ce n'est pas toujours simple, mais il faut étudier. En mathématiques, tout le monde sait qu'on ne peut pas aller bien loin, si on ne connaît pas par coeur ses tables de multiplication. Alors, en français, grand pivot des apprentissages, pourquoi les élèves (de même que les parents) ne prennent pas conscience que l'apprentissage des verbes (tout comme celui du vocabulaire et de la grammaire) est essentiel à la maîtrise de la langue?

Nota bene : En raison d'un commentaire fort pertinent d'une sympathique membre, les trois étoiles signifient que ce billet traite de deux sujets fort différents, que l'on doit également régler différemment.