25 juillet 2011

Un petit billet pour passer le temps.



Un lundi parmi tant d'autres. Une amie passée à la maison avec ses enfants. Le temps passe, les bonnes amitiés restent. On joue, on fait une promenade jusqu'au parc (même si c'est très long...), on jase, on parle, on mange, on rit, on pleure un peu aussi. Les amis partis, le train-train quotidien reprend son cours. Et on court, encore et toujours.


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Le ciel bleu était si beau depuis les derniers jours, mais la grisaille de ce lundi soir me rappelle que le glas de l'été sonnera sous peu. Trop vite. Je sais, me direz-vous, il est encore temps d'en profiter. Je sais. Qu'est-ce qu'on planifie? Le zoo, l'Exposition agricole de Saint-Hyacinthe (ma terre natale), le Parc Safari, la Ronde? Tous ces manèges m'épuisent, mais les enfants ne vivent que pour ces moments d'ivresse. Quelle serait ma plus belle journée? Passer tout le jour au coeur d'un immense parc sécuritaire (rempli d'arbres) doté de mille et un jeux pour les enfants, de kiosques pour se rassasier (d'eau, de jus et de fruits frais), puis de grandes chaises longues pour que les mamans puissent se faire dorer au soleil, pendant que tout plein d'éducatrices amusent et surveillent les petits! Est-ce que ça existe? Je rêve.

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Petit lundi parmi tant d'autres où j'ai le vague à l'âme dans mon coeur de mère. Je voudrais tout vivre avec mes enfants. Cependant, avec trois, on fait des choix. Angélique avait une partie de soccer, mais je suis restée à la maison avec les deux plus petits, ceux-ci étant trop fatigués pour suivre le rythme de ce début de soirée. J'aurais aimé encourager ma fille, lui dire à quel point elle était bonne (même si elle ne court pas vite et ne fait aucun but comme les autres p'tites filles!). Je me rappelle le début des inscriptions. Un papa disait à sa blonde qu'on a beau dire que l'important était de jouer et de participer, mais que dans le fond, il fallait vraiment que son fils gagne... et soit le meilleur. Certes, je dis à ma fille qu'elle est la meilleure, mais il ne s'agit que de l'encourager à donner tout ce qu'elle peut. L'important, c'est qu'elle croie en elle, qu'elle aime les activités qu'elle choisit de son propre chef. Même si son papa me confie que l'important n'est pas de remporter la partie, je vois toujours un brin de déception parce que «sa» fille n'était pas à la hauteur de «ses» attentes. Beaucoup de chemin à parcourir pour que ça change. J'écrivais donc qu'en ce moment même, j'aimerais tant être sur ce terrain, voir un peu ce qui se joue... Mais je suis ici, écoutant les babillages du petit qui ne veut pas dormir. J'ai fermé l'air climatisé central, ouvrant les fenêtres pour écouter le vent balayer les arbres.

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Ah! j'oubliais! Quand même. J'attends que des acheteurs « potentiellement très intéressés » viennent me porter leur contre-offre pour la vente de notre maison. J'en ai des papillons dans le ventre. J'aimerais tant clore cette transaction et déjà entamer de « vraies » recherches pour la prochaine propriété. Néanmoins, je suis impuissante dans ce processus. J'attends que les choses prennent forme, que le bon moment arrive, que tout se dessine librement. Lâcher prise, c'est TELLEMENT difficile. On voudrait tout contrôler, mais la vie nous glisse entre les doigts.

Une voiture se gare devant la porte. Qu'est-ce qui m'attend? Fin de mon petit billet pour passer le temps, sans compter mes papillons.

Un lundi parmi tant d'autres? Non, un lundi tout à fait spécial.

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Avis à tous ceux et celles qui vendent leur maison : NE JAMAIS FAIRE VISITER SA PROPRIÉTÉ EN PRÉSENCE DE SES ENFANTS. Le cas échéant, ils pourraient sauter sur les divans, donner des dessins, suivre les visiteurs pas à pas, rire comme des fous ou... pire, les faire fuir!

De plus, si le couple de potentiels acheteurs est très jeune, pas d'enfants (pas le goût ou pas capable d'en avoir), évitez tout contact avec des photos de votre famille. J'écris en connaissance de cause. C'est même une recommandation Feng Shui, mais ça, c'est une autre histoire!

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