11 mai 2011

Vagues à l'âme de mère (ou mon bric-à-vrac)

Depuis plusieurs jours flotte ce vague à l'âme de mère, qui me donne le mal de mer, rien de moins. Entre autres choses, la Fête des Mères fut mémorable, mais lorsque la politique a fait escale dans les discussions, la houle s'est rapidement installée. Au-delà de nos couleurs politiques, des préjugés et des idées non fondées sont très présentes au coeur des débats.

Quelle tristesse et profonde amertume d'entendre des personnes qui ne respectent pas le choix politique des autres, en rabaissant leur jugement et leur sens critique. En ont-ils un, eux? Quelle honteuse surprise d'entendre que la peine de mort devrait être réhabilitée au Canada (n'avons-nous pas mené maints combats, à travers les siècles, pour abolir cette pratique?). Je suis tellement attristée lorsque j'entends que l'avortement devrait être illégal, puisque de toute façon, les femmes qui l'ont subi sont inconscientes et l'ont utilisé comme moyen de contraception. De surcroît, je reste bouche bée quand l'on proclame haut et fort que les hommes politiques sont tous pourris et corrompus. Certes, la politique (surtout québécoise) n'a pas fière allure depuis quelque temps, mais pourrait-on cesser de diminuer les hommes et les femmes qui oeuvrent au sein de notre système démocratique? C'est écrit, on passe à autre chose.

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Je me questionne présentement sur la pérennité de ce blogue, qui fêtera bientôt sa première année d'existence. Lorsque j'étais, il n'y a pas si longtemps d'ailleurs, maman à la maison, je me sentais libre d'écrire, comme je l'aurais fait dans un journal. Maintenant, ayant repris mes habits et mon chapeau d'enseignante, c'est tout autre chose. Je redeviens une personnalité publique, si je peux m'exprimer ainsi. Or, un élève, un parent, un collègue, un ancien collègue, plusieurs personnes peuvent tomber sur mon blogue. J'en vois maintenant les conséquences. Devrais-je continuer à alimenter ce journal dialogué (puisqu'en vérité, j'écris pour être lue et dialoguer avec quelques blogueurs-blogueuses), créatif (quoique la créativité se fasse plutôt rare ces temps-ci) et photographique (suis-je tombée dans un piège de voyeurisme?)? Voilà, je me pose mille et une questions quant à mes Chroniques sympathiques. Au début de cette belle aventure, vous ne pouvez pas savoir à quel point cet espace virtuel m'a ouvert les horizons. Découvrir des blogues plus fascinants les uns que les autres me motivait et me donnait le goût de partager également mes pensées, mes tranches de vie signées maman, mes coups de coeur ou mes hauts-le-coeur, etc. Aujourd'hui, je me questionne. Tant de réflexions se bousculent, mais je suis confiante que les réponses viendront, tôt ou tard. Confiance.

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M. Charest, auriez-vous perdu le nord? Quand j'entends parler de votre fameux Plan Nord, pendant que des mamans, ici, au sud ou au nord de Montréal, à l'est ou à l'ouest, attendent impatiemment des places subventionnées dans des CPE, je me demande jusqu'où ira votre incompréhension, votre puissante aptitude à fermer les yeux sur les réalités et les demandes criantes de ceux que vous prétendez diriger. Pour toutes les mamans qui aimeraient reprendre leur vie professionnelle, après un congé de maternité, l'esprit tranquille, puisque leur(s) enfant(s) serai(en)t entre bonnes mains dans un CPE dirigé par des hommes et des femmes de qualité, dans un environnement sain et stimulant, je vous demande de revoir vos priorités. Par contre, j'en conviens, vos préoccupations sont davantage monétaires, dans le simple but de plaire à vos petits et grands amis du parti, de votre belle et grande fratrie libérale pleine de Power! Je sais, c'est peine perdue, car nous, mamans ayant à coeur (l'expression est si faible par rapport à la réalité) les développements physique, intellectuel, social et affectif de nos marmots grouillants et pétillants, devons nous contenter de trouver, ici ou là, des garderies qui sont loin de répondre à nos besoins, à nos attentes et à notre vision de tout ce qui touche de près ou de loin à l'enfance, à l'éducation. En attendant, les bambins grandissent, puis entreront à l'école, leur nom perdu dans une liste d'attente imaginaire... À quand les vrais bâtisseurs de l'enfance?

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À lire pour contrer les vagues à l'âme de maman : Chroniques d'enfance au coin de Disney d'Étolane (Je suis heureuse de constater que les trois petites étapes d'Oso sont aussi populaires que chez nous, tout comme Marguerite et la bête féroce, puis La Maison de Mickey.) :-)