3 mai 2011

Le « Jackpot » au Québec?

Vox populi, vox dei.

Ce fut un tsunami, un véritable raz de marée orangé qui a déferlé au Québec, lundi soir, jour des élections fédérales. Certains diront que cette élection s'est opérée sur l'éphémère vague du changement, sans aucune considération des valeurs et des idéaux des partis politiques, mais quoi qu'il en soit, la voix du peuple québécois a tranché. Polarisation de la droite et de la gauche, certes, mais élimination du courant souverainiste? Sûrement pas, je l'espère bien. Peut-on affirmer qu'il s'agit ici d'une jeune génération qui s'exprime? Au contraire, plusieurs générations se sont donné le changement comme mot d'ordre, comme mot d'action. Enfin, je laisse aux politologues et aux sociologues le soin de se perdre en conjectures de toutes sortes, pour ensuite nous éclairer.

Aurions-nous remporté le «Jack-pot», au Québec, avec le sourire communicateur de Jack Layton, lequel détiendrait peut-être un avenir prometteur comme président d'un Club Optimiste? Or, au-delà de ce visage sympathique, ce bon Jack saura-t-il présenter une plateforme politique solide? Ses idéaux seront-ils les sources de ses actions? L'avenir se joue maintenant. Bonne chance à tous les nouveaux députés néo-démocrates, dont le plus jeune élu à Ottawa, Pierre-Luc Dussault, 19 ans, dans le comté de Sherbrooke.

Car, tous ceux qui s'engagent corps et âme dans l'arène politique, peu importe leurs allégeances, sont souvent foudroyés, voire lapidés sur la place publique. Pas de pitié pour les erreurs, les lapsus, les écarts de conduite, les fautes d'inexpérience... Nous critiquons ceux qui nous gouvernent, rarement nous les remercions. À cet effet, je lève mon chapeau (ou mon verre) à un grand homme politique, Gilles Duceppe qui, à bout de bras, a soutenu et alimenté le Bloc québécois, pour nos intérêts. Merci d'avoir exercé le travail de député et de vaillant chef des troupes.

Après son départ, pour l'avenir de la grande nation québécoise (M. Harper lui-même a évoqué cette expression), souhaitons que des hommes et des femmes, pour qui le coeur à l'ouvrage n'est pas une option, mais une qualité inhérente à l'être humain, seront les porteurs de grands projets de société. Pour nous faire vibrer. Pour nous allumer. Pour développer notre sens critique. Pour éveiller notre intérêt à la justice, l'égalité et la fraternité. Pour nous donner le goût de l'avenir. Parce que c'est de cela dont il s'agit, c'est-à-dire nous donner le goût de nous engager, tous et chacun, à notre façon, au coeur d'un projet de société qui nous rallie, qui nous lie, qui nous unit, par-delà les écarts de génération.

***
Dans la blogosphère...

NPD : l'effet TLMEP de Yves Boisvert

Les nouveaux tannants de Martin Petit

Eh les jeunes! de Marie-Claude Lortie


Agent Lisée à la recherche du patient zéro!