15 mars 2011

Le printemps est à nos portes, on ralentit!


Aujourd'hui, tout sentait le printemps. Ce ciel bleu azur, cette douce température, cet air frais et vivifiant, ah! que tout était beau! Je roulais en voiture (sans les enfants, ce qui est extrêmement rare, je vous expliquerai cela ultérieurement), la musique tellement forte que les oiseaux fuyaient sur mon passage, les lunettes fumées sur les yeux, les fenêtres grandes ouvertes pour sentir l'air me traverser le corps... jusqu'à ce que les lumières d'une voiture de police freinent mes ardeurs de vitesse.

- Madame, vous êtes montée à 68 km/h dans une zone de 40!
- Oui, monsieur, je vous donne mes papiers.

J'étais tellement en colère contre moi-même (tous les mots pas très jolis du vocabulaire catholique y passaient, dans mon esprit) que je voyais du rouge, ne trouvant plus les (mau)dits papiers en question. Les retrouvant après plusieurs minutes, vidant tout le contenu de mon portefeuille, je les donnai à l'agent, qui lui, retourna dans sa voiture écrire sa foutue contravention. J'ai pleuré comme une Madeleine (ce que j'aurais dû faire devant lui, en espérant inspirer clémence), me traitant de tous les noms. Comment pouvais-je amorcer ce renouveau printanier de cette façon? À la maison, pendant que je pleurais, encore, mon chum (qui abhorre les comptes non payés) prépara illico le chèque et me fit signer que je plaidais coupable. Coupable, oui, vraiment coupable. Points d'inaptitude routière et points d'inaptitude personnelle. Sur l'enveloppe, il était inscrit : Cour municipale commune de La Prairie, ce que j'ai changé pour Cour municipale payante de La Prairie... En allant prendre une marche avec les enfants, un peu plus tard, le même policier, sur le même coin de rue (je le voyais au loin), donnait une contravention toutes les cinq minutes!

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