21 mars 2011

Journée mondiale de la poésie


C'est la journée mondiale de la poésie, le premier jour du printemps, quand la neige recouvre encore la terre! Après une première journée d'enseignement (Le Grand Retour après trois congés de maternité et un congé sans solde), je fouille dans mes boîtes à la recherche de trésors pédagogiques, puis je retrouve des poèmes écrits par d'anciens élèves. En voici deux qui me touchent particulièrement. Néanmoins, le moment le plus poétique de ma journée, c'est quand mes enfants m'ont remis de belles cartes de dessins pour me féliciter de ma journée de professeure! Rien ne sert de vous écrire que mon coeur de mère pleurait tout en étant rempli de joie! Mon petit ange, Mathis-Antoine, m'a entrelacée de ses bras si doux à plusieurs reprises, puis était si heureux de me montrer son premier véritable chef-d'oeuvre, en collaboration avec papa.

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Le livre (sonnet)

La Terre est comme un livre où les hommes sont plumes
Remplissant de rêves multiples pages vides
La Terre est comme un livre où les idées sont brume
À moins d'être couchées sur du papier livide

La Terre est comme un livre ou une librairie
Où les hommes classent sentiments et pensées
La Terre est comme un livre, où ouvrages jaunis
Sont peuplés d'utopies, de chimères et d'idées

Mais parfois, pour certains, l'imagination flanche
Leur source s'est tarie, elle devient page blanche
Ils délaissent leurs rêves, abandonnent la vie

Moi aussi, j'aimerais raconter mon histoire
Rapporter mes échecs, célébrer mes victoires
Soit pour vaincre la mort, soit pour vaincre l'ennui

Le livre des hommes

En toute innocence, l'enfant ouvre le grimoire,
Le livre dévoile un destin des plus noirs.
Voyant l'avenir des hommes dont personne n'est sûr,
Il essaie de comprendre ce futur si obscur.

Il voit une pauvre richesse du nom d'Or,
Pour qui milliers d'hommes se ruent vers la mort.
Une bombe à cupidité au vif tranchant,
Séparant l'Ouest des pays au Soleil Levant.

Il s'étonne en voyant une rivière de sang,
Traversant les champs de guerre, charriant les corps gisants.
Le rythme des canons entraîne les vaillants soldats,
Vers un honneur dont ils ne profiteront pas.

Il cherche des yeux la magnifique planète bleue,
Mais n'aperçoit qu'une terne boule de feu.
La divine Terre a hébergé l'humanité,
Sa générosité n'a fait que la contaminer.

L'enfant s'évade de ses ténèbres et referme le livre,
Il a l'espoir d'un jour de mieux vivre.
L'oiseau du destin nous tend à tous une plume,
Il est temps de réécrire ce monde d'amertume...


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