28 septembre 2015

Holà!

Cartes (Voyages parmi mille curiosités et merveilles du monde),
 un des plus beaux livres à offrir à un enfant.

***

S'écoulent des jours plus ou moins tranquilles où l'on court plus vite que d'autres. En réalité, la course folle de nos existences trop souvent étriquées fait partie du lot de nos marathons personnels, qu'on le veuille ou non. Tous ceux et celles qui ont encore du temps pour courir, au sens propre, eh bien je vous lève mon verre (bien rempli). Par ici, j'en ai mal aux pieds de courir de la maison au travail, puis du travail à l'école et vice versa.

Ce soir, je devais suivre un cours de photographie. Hélas! Je n'y suis pas allée. Faut dire que la prof n'a aucune espèce d'idée du fonctionnement de ma caméra Fujifilm, mais ça, c'est une autre histoire. Ma grande fille avait une présentation orale à préparer pour... demain. Lorsque je lui ai demandé de me montrer le fruit de son travail, quelle ne fut pas ma surprise de constater la maigreur et la substance de ses idées. Exit le soccer comme sujet de prédilection, holà le Mexique pour plus de passion! Elle devait présenter des moments marquants de son été 2015. 

Il a fallu tout recommencer, et ce, dans un laps de temps fort limité. Pendant cette course, fiston devait retracer des voyelles (pendant mes explications et recommandations aux filles, il en profitait pour dessiner des petits êtres cocasses autour des lettres) et lire ses mots-étiquettes (des formes qui, pour l'instant, ne sont pour lui que des signes arbitraires), pendant que fillette lisait son livre de la semaine (ô, torture pour celle qui voudrait cuisiner au lieu d'étudier), sans oublier le repas (expressément express, encore), l'appel d'une dame pour ma participation à un club de lecture (Festival du premier roman de Chambéry), les bains et... ciel, enfin, une histoire? Je n'ai guère eu pris le temps de leur lire un récit pour plonger nos esprits embrumés dans un autre monde, infiniment plus lumineux et poétique que le nôtre. Et hop, tous au lit dans les bras de Morphée et autres dieux plus ou moins ténébreux. Ma grande a dû plonger, toute seule cette fois, à la lueur d'une lampe fatiguée, au coeur de la lecture d'un roman de Roald Dahl, Charlie et la chocolaterie. Elle devait être prête pour un test de lecture-torture comme je les aime bien.

Une maman prof de français avec trois enfants, ce n'est rien de moins qu'une magicienne des mots et des fines prouesses. Et vous, à quoi ressemble votre lundi soir? Jonglez-vous mille et une arabesques avec l'imprévu?