20 octobre 2013

Écriture libre

Aujourd'hui, je partage une prose liée à des lectures qui m'ont marquée cette semaine.
Bon dimanche!

Lundi, pendant que nous, Québécois, étions en congé pour l'Action de grâces (probablement tous rués dans les magasins, pauvres consommateurs que nous sommes), nos voisins américains étaient en congé pour célébrer le Jour de Christophe Colomb (eux aussi, dans les magasins). J'avoue que j'aime bien l'idée de se souvenir de ce grand explorateur, de même que celui qui a donné son nom à l'Amérique, Amerigo Vespucci. Le rêve d'un Nouveau Monde, meilleur que les sociétés antérieures, est encore loin quand on apprend qu'il y a encore 30 millions d'esclaves dans le monde... 

L'analphabétisme au Québec, qui est un fléau pour notre société, constitue en quelque sorte une forme d'esclavage face aux diktats d'un monde qui évolue rapidement et qui nécessite des compétences toujours plus élevées en lecture et en écriture. Il faudrait peut-être écrire une Lettre à un jeune prof et à tous les émiments chercheurs en éducation afin d'éveiller les consciences endormies. Afin d'insuffler la passion des mots, les écoles secondaires devraient éliminer les notes, les examens et les classes. Eh oui! nous pourrions changer radicalement notre système, tout en gardant les bases et les assises fondamentales des belles-lettres, de la grammaire et de l'histoire. J'y réfléchis souvent, puis oscille entre le va-et-vient des cotes, des notes ou des appréciations.

Si un diagnostic change une vie pour un adulte, imaginez comment un diagnostic peut changer la vie d'un enfant ou d'un adolescent. Si l'école, a fortiori le monde du travail, respectait le rythme d'apprentissage et d'adaptation de chaque individu, tout en la conciliant avec la famille, ce serait peut-être le meilleur des mondes possibles comme Voltaire l'a imaginé. Candide, je le suis. Cultiver son jardin afin de renaître de ses cendres bleues, voilà la tâche qui nous sauvera, peut-être. Enfin, je propose de remplacer le crucifix de l'Assemblée nationale par une colombe. La sainte paix, plus que jamais, avant que ne se déclenchent de nouvelles hostilités politiques.