24 mars 2013

Ces mères qui comparent trop

Depuis que je suis maman et, de ce fait, que j'en côtoie d'autres de mon âge, j'ai toujours été énervée et exaspérée d'entendre les commentaires de toutes et chacune concernant leur « parfaite » progéniture. En effet, combien de fois les mères osent et aiment proclamer que leur enfant a, par exemple, fait ses nuits à la sortie de l'hôpital, marché très tôt, parlé bien avant les autres, mangé les meilleurs plats qui soient, appris les chiffres et les lettres dès le berceau, été propre juste après, prêt à commencer l'école avant les autres, développé et tissé des liens sociaux mieux que quiconque... Bref, les mères aiment bien avoir un public (généralement féminin) pour louanger leur amour. Je ne suis pas contre cette tendance tout à fait maternelle, mais j'avoue que cela me tape royalement sur les nerfs. Le pire, c'est que souvent, j'imagine, je le fais moi-même (oh! dites-moi que non)... Toutes ces mères, à mon avis, comparent trop leurs enfants à ceux des autres.

Aujourd'hui même, ma deuxième fille, voyant que sa grande soeur invitait des copines à la maison, a voulu faire la même chose en invitant une amie de son cours de danse. Lorsque la maman est arrivée avec sa fille (unique), elle a pris soin de me dire que c'était la première fois qu'elle se séparait d'elle en 5 ans. Pendant plus d'une heure, j'ai pu entendre tous les exploits que sa fille avait réalisés depuis sa tendre enfance (!). À son retour, vers 17 h 15, jusqu'à son départ à 19 h 15 (!), oui, oui, mes oreilles étaient tout attentives à ce qu'elle avait à me confier sur l'éducation de sa fille...

Évidemment, comme je m'y attendais, si mes enfants disaient un mot ou faisaient un geste de travers (à trois, c'est quand même fréquent), elle prenait un vrai plaisir à les « éduquer » en leur posant de bonnes questions, bref, en les faisant réfléchir. Je n'ai jamais rien eu contre la vertu, mais je suis toujours mal à l'aise quand les autres parents se positionnent en autorité devant les miens. Je le fais également avec les enfants des autres, mais seulement si les parents ne sont pas là. Il me semble que c'est une question de respect, de diplomatie et de délicatesse, non? Ah! ces mères qui m'énervent! Bon Dieu, faites que je ne sois pas ainsi...