26 décembre 2011

Les fameux cadeaux de Noël


C'est le 26. Après une sieste mémorable de toute la famille (ce qui est particulièrement exceptionnel), je prends quelques minutes, avant un autre souper, pour écrire sur un sujet qui me tient à coeur : les cadeaux. Soit dit en passant, je n'ai jamais reçu autant de présents et de petits mots de la part de mes élèves : ils sont tellement fins! Peu importe que les pensées aient été faites à la main ou non, que le chocolat et le vin soient de bonne ou de mauvaise qualité, c'est toujours apprécié. Et je ne crois pas qu'en gâtant l'enseignant de notre enfant, on veuille acheter sa gentillesse pour le reste de l'année. Ce n'est qu'un geste de reconnaissance parmi tant d'autres pour lui dire qu'on l'apprécie, pour lui dire que son travail a un sens tellement important à nos yeux. Revaloriser la profession enseignante dans la société, c'est aussi ça, un tout petit peu, je crois.

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On peut lire sur certains blogues les meilleurs et les pires cadeaux à donner, à recevoir, ceux qu'on peut revendre ou encore ceux qu'on peut jeter. Pour ma part, je suis très heureuse que moi et ma famille ayons décidé de ne plus nous donner de cadeaux : Si tu veux quelque chose, achète-toi-le! Parfait pour ma philosophie de vie. Néanmoins, si le coeur nous dit d'en donner un, parce qu'un objet quelconque nous parle pour un être cher, c'est parfait également : comme le nouveau disque de Fred Pellerin offert à mes parents, comme un flacon d'huile prodigieuse de Nuxe donné à ma maman, puis un autre à ma belle-maman, car pour moi, cette huile a réellement fait des prodiges! Cependant, donner, juste parce qu'il le faut, c'est insensé, à mon humble avis. Le diktat des cadeaux à tout prix est un piège.

Mais donner pour tous les enfants de la famille, voilà une sacrée occasion obligatoire. Outre les festivités religieuses ou non et le solstice d'hiver, nous célébrons pour eux. Parce que la magie existe encore, et ce, dans leurs yeux lumineux d'espoir, de joie et de désir ardent! Ainsi, pour les petits, il importe de les gâter, avec mesure raisonnable ou démesure, à votre choix. Pour le réveillon, ma fille avait préparé une carte et tout plein de petites surprises à une personne de la famille. Cette dernière s'est empressée de lui répondre qu'elle n'avait pas de cadeaux pour les enfants, étant donné qu'elle était pauvre. Ma fille, ébahie, ne sachant pas trop quoi répondre, n'a pas réclamé un cadeau de la soirée. J'étais complètement sidérée et abasourdie qu'on puisse dire cela à un enfant. Peu importe le contenu d'un porte-feuilles, un petit cadeau, même acheté au Dollarama, peut remplir de joie un mousse! Le temps nous manque, mais il faut le saisir au vol. Sa fugacité peut être déjouée, avec notre bonne volonté. Ce n'est pas l'argent qui compte, mais notre intention. Parfois, je prends conscience qu'elle n'est pas du tout là, pour plusieurs, hélas.

Je pense qu'il faut donner, sans espérer recevoir, mais il semble que cette coutume ne fasse pas partie de toutes les traditions de ma génération.