26 juin 2011

Do we heart, en français?

Source (Etsy)

En ce Beau dimanche, enfin, le soleil commence à se montrer le bout du nez. Il était temps, non? Pendant quelques heures, c'était le grand remue-ménage dans la maison, en vue d'une visite d'un potentiel acheteur. Maison, douce maison, quand allons-nous te trouver un autre propriétaire? Nous avons besoin d'un autre endroit où ancrer notre vie, avant une autre escale. Pendant que mon M est parti avec les filles et que mon bébé dort à poings fermés, je prends quelques minutes, au milieu de toute cette quiétude et cette odeur de propreté (si rare avec la marmaille), pour écrire.

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Levons nos verres, c'est signé! Oui, en septembre, j'aurai une tâche « pure » et « pleine » en français, première secondaire (je pense déjà à la création de mon premier dossier de lecture sur L'Odyssée d'Homère, sans oublier l'intégration d'un cours d'initiation à la langue latine), avec titulariat, récupération, Centre d'Aide en Français et création d'un tout premier journal étudiant au Collège H. J'en suis très heureuse, mais il me semble que je me sentirais mieux si j'avais une garderie pour les enfants, une école pour ma grande fille et une maison pour mieux rêver... J'étais patiente, mais à ce moment-ci, le temps presse, la vie doit prendre un autre cours. Moi qui ai tout dépersonnalisé notre demeure pour mieux la vendre, j'ai tellement hâte d'en personnaliser une autre, à mon goût, à notre goût. I heart, do you heart?

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Incroyable, moi qui n'ai jamais accepté d'écrire en anglais, or me voilà éprise, foudroyée par la belle simplicité de l'anglais, tellement présent sur le Web. Mais attention, ne vous méprenez pas, je suis la farouche gardienne et protectrice de la langue française au quotidien. Plus que jamais, en cette ère plus sanguinaire que visionnaire, il importe de protéger notre culture francophone. Je songe à des idées, des projets et des moyens pédagogiques pour solidifier les liens qui nous unissent, et ce, en français.

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