27 septembre 2010

Après le cirque, la roue reprend son train-train quotidien

Le cirque est terminé. Dimanche, j'organisais le cirque des petits pour le premier anniversaire de naissance de Mathis-Antoine. Des images paraîtront sous peu... Elles sont en fabrication!

Pendant la sieste des petits, épuisés de la grande promenade jusqu'au parc du canard, entre une bourrasque de vent et le ciel automnal assombri par quelques nuages qui se languissent ici et là, j'écris parmi tous les débris du cirque. Des jeux épars sous le chapiteau, des verres et toutes sortes de cadeaux-surprises à perte de vue, des petits animaux près des trains et des dinosaures oubliés, des ballons un peu essoufflés de la veille et des ribambelles de bonbons, tout semble endormi, le temps d'un instant, mais moi je veille...

Je veille pour immortaliser quelques moments de mon quotidien, depuis ce matin, entre la mini séance de photos avec Angélique en noir & blanc, son rendez-vous chez le dentiste et la promenade durant laquelle j'ai fait le plein d'air frais. Il y a des jours où l'on ressent impérativement le besoin de cristalliser des instants de notre vie, comme s'ils allaient s'envoler de notre mémoire et ne plus jamais rejaillir. Des trésors enfouis de souvenirs que l'on désire à tout prix retenir. Ainsi, sur le chemin menant au parc, d'une main tenant la brouette et de l'autre mon appareil photo, je captais des images qui attiraient mon attention, dont quelques paysages du marais et des maisons du coin qui chaque fois m'émerveillent, par leur petit-quelque-chose-de-je-ne-sais-quoi. Je m'imagine dans un futur-proche-pas-très-lointain dans la maison à la hauteur de mes rêves, pas nécessairement bien grands, mais tout simplement comme je les vois, dans ma tête et mon coeur.

Grâce à la technologie, nous avons l'immense pouvoir (on oublie notre incroyable chance) de figer des fragments de notre existence dans de petits tiroirs, puis les ouvrir lorsque bon nous semble. N'est-ce pas merveilleux que notre esprit puisse prendre appui pour faire durer le bonheur? Je crois que oui. De surcroît, je sens qu'en captant des images de mon quotidien, je l'embellis et le rend grandiose, tout comme l'artiste sait rendre son oeuvre si intense et plus vraie que nature par le pouvoir mystérieux (ou mystique?) de l'inspiration.

Voici donc en images quelques gouttes condensée de mon bonheur que je partage avec vous.
Ainsi va la roue du quotidien...