3 juin 2010

La vie et la mort, puis le petit prince...

Les événements de notre vie s'enchaînent et ne se suivent jamais... Tout change et nous rappelle constamment que tout peut s'arrêter brusquement. Dieu merci que les anges existent et sont là pour protéger ceux qui doivent encore laisser leur trace sur cette Terre... Comme dirait Victor Hugo, avant la mort, mêlons toute notre âme à la création! Alors créons, créons, créons diantre!

J'apprenais aujourd'hui que le frère de ma grand-mère, un être que j'aime beaucoup de par les vagues souvenirs qui flottent autour de mon enfance, est frappé d'une leucémie fulgurante. Je revois encore son large sourire, sa bonté et sa gentillesse, puis aussi sa finesse et son goût raffiné. Il baigne dans un décor féerique, tout près du lac de Knowlton, tout près de celle qu'il aime... 3 mois à vivre, 3 mois à préparer sa mort. 3 mois à souffrir, 3 mois à réfléchir à son propre sort, ici et dans l'au-delà. C'est trop peu. C'est trop vite, c'est trop injuste. Quand de telles tragédies frappent la famille, on ne peut qu'être renvoyé à notre propre vie, à notre propre mort. Mais au fond, 3 mois ou 30 ans, c'est peut-être du pareil au même, car nous devrions toujours être conscients de notre finitude... Mais, mais, mais, oui, je sais, il faut vivre!

Peu importe ce qu'on peut dire ou penser, tout de même, la vie prend tout son sens dans les relations que l'on entretient avec les autres, tous ceux qui nous tiennent à coeur. Le petit prince disait qu'il fallait créer des liens. Ceux-ci, même s'ils nous paraissent éphémères, sont tissés suffisamment serrés pour durer bien au-delà de nos petites croyances, du moins c'est ce que je crois... Merci à tous ceux qui font partie de ma vie, de près ou de loin. Créons, puis tissons des liens, encore et toujours!