31 mai 2010

Rose



Ce matin, moi et mes mousses sommes allés au parc des pompiers, à Candiac, pour la toute première fois. Les jeux d'eau sont amusants, l'immensité du carré de sable permet aux enfants de se promener pieds nus, de petits chemins serpentent le parc et on y retrouve même un vaste terrain de gazon pour courir et jouer au ballon. Les filles étaient heureuses. Angélique a demandé à une petite fille qui s'afférait à créer des châteaux de sable si elle et Marianne pouvaient jouer avec elle, mais une dame assise sur un banc a mentionné que la petite ne parlait pas français. Elle lui a plutôt offert de jouer avec les jouets de la petite fille qu'elle gardait, ce que j'ai su un peu plus tard... Marianne remplissait un seau et Angélique qui, selon moi, était en train de mettre tout plein de petits cailloux dans une forme de dinosaure, m'a expliqué qu'elle fabriquait un dalmatien! Les cailloux n'étaient que les taches! J'ai engagé une petite conversation avec la dame, qui était fort sympatique, très attentive et à l'écoute, ce qui est très rare. Rien d'étonnant quand elle m'a dit qu'elle était à la retraite, mais que dans son ancienne vie, elle était intervenante sociale auprès de familles en difficulté. Aujourd'hui, deux fois par semaine, elle gardait une petite fille, Élizabeth, 5 ans, car elle avait encore et toujours besoin du contact des enfants, source perpétuelle d'émerveillement. Elle aurait aimé avoir quatre enfants, mais n'avait eu qu'un fils.
Elle était si douce, si sage et si sereine que l'air tout autour était plus calme, empreint d'une certaine candeur qui embaume l'atmosphère. Avant de quitter le parc, elle se présenta. Elle s'appelait Rose. Rose comme la couleur et comme la fleur me lance-t-elle, le sourire aux bords des lèvres, tout candidement. J'ai tout de suite compris qu'elle était réellement une rose dans ma journée, au parc des pompiers.